POUR MADEMOISELLE DE POUSSEY
J^aTois brisé les fers d^Aminte et de Sylvie; J'étois libre , et vivois content et sans amour: L'innocente beauté des jardins et du jour Alloit faire à jamais le charme de ma vie.
Quand du milieu d'un cloître Amarante est sortie'. Que de grâces, bons dieux! tout rit dansLuxemlnaip: La jeune Olympe^ voit maintenant à sa cour €eUe que tout Paphos en ces lieux a suivie.
Sur ce nouvel objet chacun porte les yeux : Mais, en considérant cet ouvrage des cienx, Je ne sais quelle crainte en mon cœur se réveiDe.
< Louis XiV se préparoit, en 1666, à foire Taloir. par la tfcr des armes, les droits qu'il prétendoit avoir sor le Bnbnlfr suite de la mort de Philipi)e IV, son beau-père.
s II paroit, d'après ces vers, que Louis XIV négocioît ùi^ un mariage entre mademoiselle d'Alcnron et nn soureni t^tranger, |>ar le moyen duquel on cspéroit que la paii tnck maintenue ; mais cet o^poir fut lronii)é.
3 Imprimé pour la première fois dans les Fablrs noweeltatt autres poésies , 1671 , p. 1 15 ; inséré dans les OEurres cfieenu. ik]it.del729.Ll.p.57.
4 Pour les détails qui concernent mademoiselle de Votmer. « I)eut consulter V Histoire de la vie et des outrages deJ, de U Fontaine, troisième imiUon, IS24, p. 100; et notre édilin delSiô.p. 267. Conférez mademoiselle de Monl|Mni«érr. V'nunrrs,t IV, p. 78, édit. de PeUlot. Mademoiselle érrii (uojours Poussé , et nous apprend que madame de Voasté ^tui belle-sœur du curé de Salut-Sulpice. et f]ii*elle avoit achetr 4p madame Seaujon (maitres<« de Gaston) la chai^ de diov d'alour de madame d'Orléans douairière. Sur sa beauté cmA^ rcr Montpensier, Mémoires , t. IV, p. 97 et 96 (anni^ IG6S'.
5 La mère de mademoiselle de Poussey TaToitCatt soniri: couvent pour la produire à la cour.
(>La ducbesse de Guise, ou ducbesse d'Alençon. que Li Fontaine a déjà désignée sous le nom d'Olympe ■!»"• k fùaf^ précédent , et dont mademoiselle de Pouaaey étolt âne d<n fiUn d'honneur.
Qnoi qu*Anioiir toutefois venille ordonner de moi. Il est beau de mourir des cou|)s d'ane merralle Dont un regard feroit la fortune d'un roi.
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