‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 660 sur 670 · RÉPONSE DE M. DE MAUCROH · texte numérisé non relu

RÉPONSE DE M. DE MAUCROH

44 février 1695.

Mon cher ami, la douleur que ta dernièfr lettre me cause est telle que tu te la dois im^ ner. Mais en mémetemps je te dirai que j'ai b^ de la consolation des dispositions chrëdenoe où je te vois. Mon très cher, les plus justes om besoin de la miséricorde de Dieu. Prends-v do*^ une entière confiance , et souviens-toi qu'il s'appelle le Père des miséricordes et le Dieu d? toute consolation. Invoque-le de tout ton cœor. Qu'est-ce qu'une véritable contrition ne peui obtenir de cette bonté infinie? Si Dieu te faiilâ

« Fabio Brusiart de SUlery. frère du cheraUer de Sillery. «^ quel La Fontaine a adressé la lettre XXXVl, et de niai»»»selie de Sillery, à laquelle il a dédié la fable xiii du livre Tin étoit le sixième fils de Louis - Roger Brusiart de Sillery. Il h^ sacré évoque de Soissons le 23 mars 1692 , et fut nça à l'.vcadémie françoise en 1705. II mourut le 20 novembre «7I4.S dtoit fort lié avec de Maucroix , qui lui a dédié plusteuni è: « ouvrages. Voyez V Histoire de la vie et des ourragcsdcl* Fontaine, 1824, in-8o, p. 546.

> Pour les éclaircL<»emehts relatiCs à cette leUre et à U pf^ cédente , on doit consulter Y Histoire de la vie et des ourroçfi de La Fontaine , troisième édition » 1824 , p. 548 k^f\^' à 582.

LETTRES A DIVERS

ce de te renvoyer ia santé» j*espère que tu idras passer avec moi les restes de ta vie » ouvcnt nous parlerons ensemble des misërides de Dieu. Cependant, si tu n*as pas la ::e de m*écrire, prie M. Racine de me rendre

cet office de charité, le plus grand quil me puisse jamais rendre. Adiieu, mon bon, mon ancien , et mon véritable ami. Que Dieu , par sa très grande bonté, prenne soin de la santé de ton corps et de celle de ton ame !

Page 1