Souvenir de Virgile, Géorg. I, 493 et suiv
3. Allusion au festin où Procné servit à son mari Térée la chair de leur fils Itys, et au festin où Atrée servit à son frère Thyeste la chair de Tantale et de Plisthènes, fils de ce dernier et de sa belle-sœur (sujets. de tragédies grecques). — Ces deux strophes s’inspirent encore de l’ode horatienne O matre pulchra, vers 17-21.
Et que d’une longue risée [p. 252] Mon œuvre par toi méprisée 126 Ne servit que de farce au Roit.
Mais ore, Melin, que tu nies En tant d’honnestes compaignies 129 N’avoir médit de mon labeur, Et que ta bouche le confesse Devant moimesme, je delaisse 132 Ce dépit qui m’ardoit le cœur.
Chatouillé vraiment d’un grand aise De voir morte du tout la braïse 135 Qui me consumoit, & de voir Crever ceus, qui par une envie Troublant le repos de ma vie, 138 Souloient ma simplesse émouvoir.
Dressant à notre amitié neuve Un autel, j'atteste le fleuve 141 Qui des parjures n’a pitié?, Que ni l’oubli, ni le tans mesme, Ni faus rapport, ni la mort blesme 144 Ne denoüront nôtre amitié,