C.-à-d. : des Amours armés de carquois
2. En face de la variante de 1578 : Aux ribaux — Ronsard a mis cette note marginale : « Ribaut vient du mot latin Rivalis, que les Fransois ont pris en mauvaise part, faisant tortau vocable, car il signifie compaignon & competiteur en amours. »
IIS
Son flanc, sa cuisse, sa hanche,
N’ont pas la nege si blanche
Comme a l’autre, & si ondez
Ne sont ses cheveux blondez.
Le rempart de sa focette
N'a l’enflure si grossette,
Ny son ventrelet n’est pas
Si rebondi ne si gras :
Si bien, que quand je la perse
Je sen les dentz d’une herse,
J'enten mill ossetz cornus :,
Qui me blessent les flancs nus.
Mais en lieu de beautez telles,
Elle en ha bien de plus belles :
Un chant qui ravit mon cœur,
Et qui dedans moy vainqueur,
Toutes mes veines attise :
Une douce mignardise,
Un doux languir de ses yeux,
Un doux souspir gratieux,
Quand sa douce main manie
La douceur d’une armonie.
Nule mieux qu’elle au dancer
Ne scait ses pas devancer,
Ou retarder par mesure :
Nule mieulx ne me conjure