Dessus le luth
1. Latinisme: « canere bellicum ». L’adjectif est adverbial, comme dans les expressions « siffler aigu, besler aigu, jeter menu, paver epais, sonner pantois », qu’on trouve également dans Ronsard,
2. Allusion à certaines pièces du Recueilde Poësie publié en novembre 1549, par ex. le Prosphonématique (éd. H. Chamard, t. Il, pp. 61, 75, 142).
3. Allusion aux deux premières éditions de l’Olive (mars 1549, n.st.; octobre 1550), où Du Bellay chanta sa cousine Olive de Sevigné. Cf. A. Bourdeaut, Joachim du Bellay et Olive de Sévigné, dans les Mémoires de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers, 1910.
4. Les Erreurs amoureuses, où Pontus de Tyard chantait sa Pasithée n’ont paru qu’en novembre 1549. — Sur l'étrange palinodie que renferme la variante de 1578, voir H. Chamard, Joachim du Bellay (thèse de Paris, 1900), pp. 170-172.
D'anfler tes vers, & grave concevoir
Les tristes cris des miserables princes
À l’inpourveu chassés de leurs provinces :
Et d’irriter de changemens soudains
Le roi Creon, & les freres Thebains,
Que la fortune à sa volonté roùe
Puis bas, puis haut, en sa coche de boüe ?.
Peut estre apres, que Dieu nous donnera
Quelque hardi, qui brave sonnera
De longue aleine un poëme heroique 5,
Quelque autre apres la chanson bucolique 4,
L'un la satyre 5, & l’autre plus gaillard
64. 60 par erreur À l’inportun (éd. suiv. corr.) 67-68. 60-87 Ha cruauté ! (60 par erreur La Cruauté) & de faire homicide De ses enfans la sorciere Colchide
x. C.-à-d.: de leurs royaumes. — Jean Bastier de la Peruse fut incité à écrire des tragédies par le succès de la Cléopatre de Jodelle, dont il fut un des interprètes. Sa Médée, jouée à Paris en 1553, ne fut publiée qu'après sa mort, survenue prématurément en 1554 (il n'avait que vingt-cinq ans).
2. S'il s’agit de la tragédie de Médée, comme il est vraisemblable (v. la variante), Ronsard a confondu Créon, roi de Corinthe, beau-père de Jason, avec le frère de Jocaste, oncle des princes Thébains Etéocle et Polynice. — Dans la var. du vers 68, Colchide est un adjectif calqué sur le latin Colchis signifiant « de Colchide » ; et la p‘riphrase désigne Médée. Se fondant sur ce passage tel qu’il le lisait dans l'édition Blanchemain, qui reproduit le texte définitif, R. Sturel a pensé que La Péruse composa plusieurs tragédies (Revue d'Hist. lift. de 1913, tome XX, p- 273). L'opinion contraire, que je partage, a été soutenue par N. Banachévitch dans sa thèse de Paris, 1923, p. 41 et suiv.
3. Ronsard y songeait depuis 1549 au moins, année où Du Bellay, dans la Defence et Illustration de la langue françoise (II, v) avait appelé de tous ses vœux l’auteur français du « long poëme ». V. dans la présente édition le tome III, p.9, note.
4. Ce genre devait être restauré à la fois par Baïf, Ronsard et Belleau.
s- Malgré quelques poèmes satiriques de Du Bellay et de Ronsard, ce genre ne devait pas trouver son vrai représentant avant Mathurin Régnier.
mer
» Aussi le Roi, quelque chose qu’il face, » Meurt ingloiré s’il n’achette la grace, » Par mains presens, d’un poëte savant, » Qui du tonbeau le deterre vivant, » Et fait toujours d’une plume animée » Voler par tout sa vive renommée ï.
FIN
pu CINQIËME LIVRE DES ODEs LE P. DE RonNsarD VANDOMOIS, ACHEVÉ D’IN- PRIMER LE VII]. JOUR D'AOUST,
92. 60-87 Meurt sans honneur 81-96. 60-87 suppriment les guillemets.
cule devint vite, comme Apollon, un dieu Musagète. Ce culte se perpétua à Rome, où Fulvius Nobilior, après la guerre d'Italie, plaça dans un temple d'Hercule les statues des Muses enlevées d’Ambracie. Cf. Pline, Hist. nat., XXXVW, ch. 66.
1. Ceci revient comme un refrain dans toute l’œuvre de Ronsard. Voir par ex. les tomes I, pp. 123, 137, 170-173; IT, 221 ; II, 34. Il le reprendra à la fin de la pièce à Henri II, liminaire du 3° livre des Odes en 155$, dans les Hymnes à Henri IL et au cardinal Charles de Lorraine, dans les Epifres au même et au cardinal Odet de Chastillon, etc.
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