C.-à-d. : les divines merveilles d' Homère
3. Ce début est inspiré directement de l'Odyssée, IX, $ et suiv. C'est Ulysse qui parle : « Pour moi, il n’y a rien de plus agréable que de voir la joie posséder tout un peuple, et des convives écouter un aëde dans un palais, assis en ordre, devant des tables chargées de pain et de viandes, tandis que, puisant du vin au cratère, un échanson le porte et le verse dans des coupes ; oui, c’est ce qui semble le plus beau, à mon avis du moins ».
4. Homère a souvent montré ses personnages buvant du vin ets’en réjouissant. Outre le passage cité dans la note précédente, voir l'Odyssée, 1, 148, 340; III, 40, St, 67, 340, 391,472; IV, 58 et passim. Dans l’Jliade, Hécube dit à son fils Hector, en lui offrant du vin : « Le vin augmente
DE FOLASTRIES, VII 43
Des meilleurs le meilleur reveur, Je te salue, ombre d’'Homere.
Tes vers cachent quelque mystere, Il me plaist de voir si ce vin M'ouvrira leur segret divin.
16 je l’entens :, chere troupe, La seule odeur de ceste coupe M'a fait un Rhapsode gaillard Pour bien juger de ce Vieillard. Tu voulois dire, bon Homere, Que l’on doit faire bonne chere Tandis que l’âge, & la saison, Et la peu maistresse raison, Permetent à nostre jeunesse Les libertez de la liesse, Sans avoir soin du lendemain :
Mais d’un hanap de main en main, 13: 55-84 esprit d'Homere | 87 6 bon Homere 16. 60-87 leur secret divin 19. $3 On lit ma fait (éd. suiv. corr.)
20. $5-87 Pour bien entendre ce Vieillard 22. 67-87 Qu'on doit faire tresbonne chere
beaucoup la vigueur chez l’homme qui s’est fatigué, comme tu viens de le faire en défendant tes concitoyens » (VI, 261-262). C'est sans doute à ce dernier passagé que fait allusion Macedonius dans une épigramme de Anthologie : « Hier j'étais malade, un médecin m’a défendu le nectar des coupes... l'ignorant qui ne sait pas qu'Homère a dit : Le vin est la force et la santé des mortels » (Epigr. com. n° 61 de l’éd. Jacobs): Etc'est ce qui a fait accuser Homère d’aimer bien le vin, comme Va dit Horace, Epist. x1x, 6: « Laudibus arguitur vini vinosus Home- TuS »; témoignage invoqué par Rabelais à la fin du prologue de Garganlua et dont il s’est encore souvenu en disant dans le prologue de son 3° livre : « Homère jamais n’escrivit à jeun ». V. encore Ronsard, Hymne de lOr, vers 7 et suiv.