‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaire (volume 2)Chapitre 78 sur 203 · SONET · texte numérisé non relu

SONET

Lance au bout d’or qui sais & poindre & oïindre, De qui jamais la roideur ne defaut, Quand en camp clos bras à bras il me faut Toutes les nuis au dous combat me joindre.

Lance vraiment qui ne fus jamais moindre À ton dernier qu’à ton premier assaut, De qui le bout bravement dressé haut Est toujours prest de choquer & de poindre.

Sans toi le Monde un Chaos se feroit, Nature manque inabille seroit Sans tes combas d’acomplir ses offices :

Dong, si tu es l’instrument de bon heur Par qui lon vit, combien à ton honneur Doit on de vœus, combien de sacrifices ?

Je te salue o vermeillette fante, Qui vivement entre ces flancs reluis :

SONET. — Eprrions : Livret de folasiries, 1553. — Retranché des Œuvres dès 1560. — Réimprimé au Livret de folastries de 1584 (contrefaçon de 1553), dans la Muse folastre (x* livre), 1600, 1603, et le Cabinet Satyrique, 1618, 1619. — Recueilli dans les Œuvres pour la première fois par P. Laumonier (Paris, Lemerre, 1919, tome VI).

Titre. 1600, 1603 Sonnet masculin | 1618, 1619 Sonnet 2. 1618, 1619 De qui jamais la valeur

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