LIVRE I, ODE XVII
Las ! tu peus en la guarissant Me soulager moi perissant
Au feu qui sa fievre resemble, Ainsi ratifiant mes veus
De mesme cure si tu veus
Tu en guariras deus ensemble :.
Lors un temple j’edifirai,
Où ton image je ferai
De longues tresses honorée,
Sur son dos pendant l’arc Turquois, La Lire seur de son Carquois
Et au flanc l’écharpe dorée 2.
73: 50-53 Las tu peus (éd. suiv. corr.) | 84-87 Tu peus, Prince, 82-84. 55-87 À son dos pendrai l’arc turquois, La Lyre seur (et sœur) de son Carquois, A son flanc la dague (la-dague dés 53) dorée
‘Saint-Gelais, Oraison d'un ami pour s’amie malade (éd. Blanchemain, t.Il,
4 1. Cf. Tibulle, op. cit., 21-22; Properce, II, xxvir, 41-42; Ovide, Amor. I, xt, 15-16 ; CI. Marot, op. cit, 31 et suiv.— Ronsard a repris ce thème dans un sonnet de 1578 : Sois medecin, Phœbus, de la maistresse (Amours diverses). On trouve encore dans son œuvre d’autres prières au Dieu guérisseur : un sonnet de 1553, Mets en obli, Dieu des herbes puissant (1* livre des Amours) ; une ode de 1574, Phœbus, soit quetu sois (5° livre des Odes). Cf. BL. I, 122 et 376; Il, 327.
2. Pour ces insignes, cf. Callimaque, op. cit, 32-44. Pour la formule finale du veu, cf. ci-après Odes, IV, 1x et x1r, et, au 1° livre des Amours, le sonnet de 1552, Si hors du cep.…. Source possible: J: Second, Elepia solemnis, 111,33 et sui,