guillemettent cette strophe
1. Cassandre Salviati, la première Muse de Ronsard, descendait d’une très noble famille Florentine. Elle habitait avec ses parentsle château de Talcy dans le Blésois, quand Ronsard « suivant la Cour à Blois »la vit et s’en éprit, le 21 avril 1545 ; elle avait alors quinze ans. Elle épousa en novembre 1546 un gentilhomme Vendômoïis, Jean Peigné, seigneur de Pray. Ronsard la chanta pendant dix ans, d’abord sur le mode catul= lien, puis sur le mode pétrarquesque. — Voir H. Longnon, Rev. des quest. hist. 15 janv. 1902; P. Laumonier, Rev. de la Ren. oct. 1902(t. III,
. 73-125) ; Ronsard p. lyr. p. 42-46 et passim ; éd. critique de la re de onsard, p. 115-1223 P. Dufay, Ann. Fléch. sept. 1909 (t. X, p. 332-347); Jusserand, Ronsard (1913), p. 60 et suiv.
2. Sources littéraires de cette ode : Catulle, v, 4-7, pour la première strophe; J. Second, Basia, vi, 4 et 15-16, pour la deuxième; sbid. mr, pour les quatre suivantes. Cf. Ronsard p. lyr., p. 520 et suiv.
Donnez-man mile encores, 10 Amour n’a point de loi,
A sa grand’ deité
Convient l’infinité 1.
Hâ, vous m'avés maitresse De la dent entamé, 15 La langue chanteresse De vostre nom aimé: [47 r°] Quoi? est-ce là le pris Du labeur qu’elle a pris?
Elle qui vos louanges 20 Mignonnement vantoit, Et aus peuples étranges Vos merites chantoit, Ne faisant l'air sinon Bruire de vostre nom.
7-9. 55-87 Tandis que vivons ores Un baiser donne moi (78-87 donnez-moy), Donne-men (78-87 Donnez-m’en) mile encores