‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaireChapitre 127 sur 359 · guillemettent cette strophe · texte numérisé non relu

guillemettent cette strophe

1. Cassandre Salviati, la première Muse de Ronsard, descendait d’une très noble famille Florentine. Elle habitait avec ses parentsle château de Talcy dans le Blésois, quand Ronsard « suivant la Cour à Blois »la vit et s’en éprit, le 21 avril 1545 ; elle avait alors quinze ans. Elle épousa en novembre 1546 un gentilhomme Vendômoïis, Jean Peigné, seigneur de Pray. Ronsard la chanta pendant dix ans, d’abord sur le mode catul= lien, puis sur le mode pétrarquesque. — Voir H. Longnon, Rev. des quest. hist. 15 janv. 1902; P. Laumonier, Rev. de la Ren. oct. 1902(t. III,

. 73-125) ; Ronsard p. lyr. p. 42-46 et passim ; éd. critique de la re de onsard, p. 115-1223 P. Dufay, Ann. Fléch. sept. 1909 (t. X, p. 332-347); Jusserand, Ronsard (1913), p. 60 et suiv.

2. Sources littéraires de cette ode : Catulle, v, 4-7, pour la première strophe; J. Second, Basia, vi, 4 et 15-16, pour la deuxième; sbid. mr, pour les quatre suivantes. Cf. Ronsard p. lyr., p. 520 et suiv.

Donnez-man mile encores, 10 Amour n’a point de loi,

A sa grand’ deité

Convient l’infinité 1.

Hâ, vous m'avés maitresse De la dent entamé, 15 La langue chanteresse De vostre nom aimé: [47 r°] Quoi? est-ce là le pris Du labeur qu’elle a pris?

Elle qui vos louanges 20 Mignonnement vantoit, Et aus peuples étranges Vos merites chantoit, Ne faisant l'air sinon Bruire de vostre nom.

7-9. 55-87 Tandis que vivons ores Un baiser donne moi (78-87 donnez-moy), Donne-men (78-87 Donnez-m’en) mile encores

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