Et dessous Ja coife une oreille
Qualem velit amicam (n°* 39 et 78), et surtout par la chanson xxiv de CI. Marot, Quand vous vouldrez faire une amye, qu’elle semble développer. On peut y voir aussi un écho de la polémique soulevée par la publication de l’Amie de Court de La Borderie (x542); ce débat sur la psycho: logie de l'amour excita plusieurs années la verve des poètes (Ch. Fontaine, la Contr Amye de Court, 1542; Ant. Heroët, la Parfaicte Amye, 1542; Papillon, le Nouvel Amour, suivi de l’Epistre abhorrant fol amour de CI. Marot, et de Dixains à ce propos de Ch. de Sainte-Marthe, 1543 ; M: Sceve, Delie, 1544; Gilles d'Aurigny, le T'uteur d'Amour, 1546; Paul Angier, l’Honneste Amant de Court, 1547).
Quoi qu’il en soit, je pense que cette ode a été composée entre mars 1543, date de l’entrevue de Peletier et de Ronsard au Mans, et avril 1545, date de la première rencontre de Ronsard et de Cassandre Salviati,. à laquelle le poète ne fait pas la moindre allusion.
1. C.-à-d. : l’œilbleu-vert, glauque. Durant tout le Moyen Age, on préféra en France les beautés blondes: cf. Roman de la Rose, ëd. Ex, Michel, t. I, p. 18 et 27; Fabliaux, passim. Lemaire de Belges donne encoreà Vénus des « yeux vers », Llustr. de Gaule, I, xxxur. CI. Marot eufin dit dans le Chant nuplial de Madeleine de France : « Brunette elle est, et pourtant elle est belle » ; bien qu'inspiré par le Cantique des Cantiques, ï, $, ce vers témoigne d’un goût du te mps.
Pour l’idée des vers 9-10, cf. le sonnet Plustost le bal (BI. I, 16).