LIVRE ll, ODE XVII
Le Loir tard à la fuite
En soi s’ebanoïiant,
D’eau lentement conduite Tes champs va tournoïant,
Rendant bon & fertile Le pais traversé,
Par l’humeur qui distile Du gras limon versé:.
Bien qu’on n’i vienne querre
Par flots injurieus,
De Atlantique terre [58 ve] L'or tant laborieus,
Et la Gemme arrachée Des boïaus d’un rocher, Ne soit point là cherchée Par l’avare nocher ? :
. 78-87 En soy s’esbanoyant
. 55-87 Étrend en Prés (et prez) fertile + 55-87 De son limon versé
. jo Bien que on (éd. suiv. corr.)
. 55-87 De quelque étrange terre
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55-87 suppriment la virgule après rocher 35. 55-87 Et la Gemme peschée En l'Orient, si cher, Chés toi ne
soit cherchée (60-87 suppriment l1 virgule après Orient) 36. $o-71 un point après nocher (éd. suiv. corr.)
Détails d’une exactitude parfaite (cf. ci-après Odes, IV, vi), mais
qui correspondent à Virgile, Géorg. II, 14, et Horace, Carm. I, XXXI, 7-8.
Cf. Horace, Carm., 1, xxx1, 6 : non aurum aut ebur Indicum,
Ronsard exprimait la même idée aux vers 51 et suiv. de 1 Hymne de France (ci-dessus, p.26); la petite patrie recevait les mêmes éloges que la grande.
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