‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaireChapitre 236 sur 359 · Faire une œuvre · texte numérisé non relu

Faire une œuvre

1. Voir ci-dessus Odes, I, xvrr, n. 1. — Jacques Grévin, auquel Ronsard s'adresse en 1560, est l’auteur de l'Olympe, recueil de sonnets publiés en r560 avecun sonnet liminaire de Ronsard (Bl.1, 208; M:-L°1, 184), et du Théâtre publié en 156r avec un « discours » liminaire très élogieux de Ronsard (BI. VI, 311 ; M.-L. VI, 216). Après la violente polémique survenue entre les deux poètes pendant la première guerre de religion (1562-63), Ronsard « ôta Grévin de ses écrits » (cf. L. Pinvert, Jacques Grévin, thèse de Nancy 1809, et mon Ronsard p: lyr:, p 240€ su1v.). — Quant au nom de Gruiet, par lèquel il le remplaça ici,.faut-l le lire Grujet, et désigne-t-il, comme l’a pensé Blanchemain, Claude Grujet, traducteur des Dialogues de Sperone Speroni (1551) et éditeurde l'Heptaméron (1559) ? On ne saurait l’affirmer.

2. Ces rimes masculines à cette place enlevaient à l’ode sa régularité strophique. Ronsard les corrigea dès l'édition suivante par l'emploi dela finale picarde oje ou oye, dont les Odes mêmes de r$ 50 offrent des exemples Se IT, xvun, 9 et xix, 65). Cf. l’Abbrégé de l'Art poëtique (BL:

3: Ce début et le ton de toute l’ode permettent de croire que sa com:

so” | ÔDES

Adieu donc enfans de la terre, Qui la guerre =

Entreprintes contre les Dieus,

Ce n'est pas moi qu: Vous raconte Ne qui monte

Avecque vous jusques aus cieust.

Vos vertus, graces, & merites2, Seront dites

Par un Maclou mieus fortunés,

Ma petite lirique muse Ne m'amuse

Qu’à l’humble vers où je suis né4.

Quant est de moi j'aime ma mode, Par mainte ode Mon renom ne perira point, * Les autres de Mars diront lire, Mais ma lire Bruira l'amour qui me points. | [93 ve]

31-30. 55-73 suppriment cette strophe (non récditee dans les PR) à 37. 55-73 Sans plus (60 Grevin 67-73 Gruiet) je PORTEURS ma mode.

30. 67-73 Mes vers seront fleurissans (vers faux) É 42. 67-73 Bruira l'amour que je sens

1. Imité d'Horace, Carm. II, xu, 6-9 : domitosve Herculea manu... + 2. Il s’agit des vertus guerrières des Géants, auxquels RSS s’adresse encore dans cette strophe comme dans Ja précédente. 3. Maclou de la Haye. Sur ce poëte, v. notre tome J, p.207, noter xvi, note finale ; ci-après, p.131, noter. :

4. Horace, Carm.I, vi, début; II, x1r, 9-16 : Tuque pedestribus dices. — Ronsard supprima cette strophe dès 1555, soit qu’il eût trouvé le 2 vers incorrect, soit que l'allusion à Maclou de la Haye n’eüût plus sa rai= son d'être, soit enfin que le ton lui parüt désormais trop modeste, AT Ibid. 1, vi, fin : Nos convivia, nos praelia virginum...— Mémeidé. développée dans l'ode À sa guiterre (x. notre tome I, p. 232 et suiv.).…

on

Page 1