PR 1609-30, ML Qu'on chante jo (texte fautif
75. PR-1617 Chose jadis | PR 1623, Bl, ML Crete jadis (var. explicative) | PR 1630 Gnose jadis
1. Henri II avait pour emblème un croissant avec cette devise: Donec totum impleat orbem, qui était un calembour (en attendant qu'il réemplisse son disque, ou le monde). Cf. Godefroy, Ceremonial françois, t. I, p. 307.
2. D’après le contexte, « la Princesse » ne désigne pas ici Catherine de Médicis, dont l'entrée solennelle eut lieu deux jours plus tard, le 18 juin (Godefroy, op. cit., I, 870). Ce singulier est mis pour les Princesses, de même que « la Bourgeoise » désigneles Parisiennes. Cf. la 2°ode 4 Madame Marguerite: Que sert à la Princesse d’estre A toutes sciences adestre (BI. IL, 300).
3. C.-à-d. à la divinité de Henri IT, que Ronsard va comparerà Jupiter.
4. «Cnose» est la traduction littérale du grec Kvwode, ville de Crète, qu’on trouve orthographiée en latin Cnosus, Cnossus, Gnosus et Gnossus, et en français actuel Gnosse.
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AVANTENTRÉE DU ROI 21
| Receut son Prince, alors qu'heureusement É: Pour son partage il occupa les cieus, \ Et quil fut Roi des hommes, & des Dieus.
: D'un ordre egal en triumphe exaltée 80 Aloit davant la corne d Amalthée, : Aveq’ l'oiseau qui par tout l’univers [26 Porte des Dieus les prodiges divers.
Au grand Henri puissent ils se monstrer Du bon costé qui les faut rencontrer, 8s … Lors qu'il se rue au meilieu des dangers, Brisant l'honneur des soudars estrangers 1, | J'enten desja les trompettes qui sonnént,
{ Et des vainqueurs les louanges resonnent®?. Je voi desja flamboïier les harnois, | 90 Et les chevaus courans par les tournois
Leurs opposés bravement mépriser,
Et jusqu’au ciel les lances se briser.
Là, les faveurs des Dames peu vauldront :
Là, les plastrons pourneant deffendront
95 Le combatant, qu'il ne brunche par terre, £ Fr, Si mon grand Roi de sa lance l’enferre :
À Car le ciel veut qu’il emporte le pris,
Et de bien loing passe les mieus appris 3.
80. PR 1609-30, BI, ML Alloit devant (fexte rajeuni) 84. PR 1623, Bl, ML qu'il les faut (fexfe rajeuni)
1. Tout ce passage, du vers 75 au vers 86, est inspiré directement de Callimaque, Hymne à Zeus, 41-48, 57-58, et surtout 65-68. L’imitation des vers 67 et 68 dans les vers 81-84 ne laisse aucun doute à ce sujet.
2. Comme au vers 2x, le verbe « resonnent » est transitif : les trompettes.qui sonnent, et qui font retentir les louanges des vainqueurs:
3. Cf. Godefroy, op. cit., I, 877 et suiv.: « Le Roy et la Reyne sejournerent un mois en leur maison des Tournelles, et cependant se À firent en la grande rue Sainct-Antoine plusieurs Joustes et Tournois...»
VER RARE NC 12 2 re
Mais qui sont ils ces Chevaliers vaillans Qui tiennent bon contre tous assaillans, Brulés de gloire & d’ardeur d’éprouver Si un plus fort se pourroit point trouver ?
Soit l'Espagnol aus armes fier & brave,
Ou cestui-là que la Tamise lave.
A voir de l’un la force souveraine
Je reconnoi la gloire de Lorraine, L’honneur d’Aumalle, en qui luit en la face Tout ce que peut la nature & la grace :, Et qui naguere a joint aveq le sien
Du bon Roger le sang tant ancien 2.
Sus donc Seigneurs, la terreur des humains, Le los de France est ores en vos mains, Nul Chevalier, fust il Roland, ne vienne Tanter vos bras, qu’il ne lui en souvienne, Afin qu'il porte aus nations estranges
xir. PR 1617-23, Bl, ML Sus donc Seigneur (fexfe fautif)
1. François de Lorraine, comte puis duc d'Aumale, l'ainé des trois fils de Claude de Guise. Il guerroyait depuis 1542 en Picardie, Flandre et Luxembourg ; il devint duc de Guise à la mort de son père (1550); c’est lui qui s’illustra au sièce de Metz (1552-1553) et remporta la victoire de Calais (1558). Il fut tué au siège d'Orléans par Poltrot de Méré (1563).
2. Il avait épousé à Saint-Germain-en-Laye, le 16 déc. 1548, Anne d’Este, fille de Renée de France et d'Hippolyte d’Este, duc de Ferrare, lequel se vantait de descendre de Roger, l’un des héros de l’Orlando furioso de l’Arioste. Cf. Ronsard, Bergerie (BI. IV, 37):
Je vy des Ferrarois le pasteur & le maistre Qui se vante d’avoir de Roger pris son estre.
Voir, dans les Mémoires de François de Lorraine, une lettre du roi Henri II, où il est question de ce mariage imminent (coll. Michaud, t. VI, p. 2); Dupré-Lasale, Michel de l’Hospital, t. I, p. 128 et suiv.); G. Guiffrey, Lettres inédites de Dianede Poitiers, p. 30 et 5x, notes; L. Romier, Origines politiques des guerres de religion, t. V (Paris, Perrin, 1913), p.68 etsuiv.
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