A MERCURE
OpE xxvI
Facond neveu d’Atlas, Mercure, Qui as pris le soin & la cure
Des bons espris sur tous les dieus:
Accorde les nerfs de ma lire,
Et fai qu’un chant je puisse dire Qui ne te soit point odieus :.
Honore mon nom par tes Odes,
L'art qu’on leur doit, leurs douces modes A ton disciple ramentoi :
Comme à celui que Thebes vante Montre moi, affin que je chante
Un vers qui soit dinne de toi.
Je garnirai tes talons d’ailes, [105 Ton chapeau en aura deus belles,
ÉDiTIoNs. — Quatre premiers livres des Odes (III, XXVI) 1550 ; ss 1553 ; (XXXI) 1555. — Œuvres (Odes, IIT, xxxIm1) 1560; (Gcoun = xxx) 1 1567 ; (XXIX) 1571, 1573; (XXVIIT) 1578. — Supprimée en 1584. Réimprimée dans l’éd. lyonnaise de r592, Œuvres, t. IT, p. 450. — Recueil. | des Pièces retranchées, 1609, 1617, 1623, 1630.
Blanchemain (t. II, p. 421) ; Marty-Laveaux (t. VI, p. 83).
2. 55-78 Qui le soin as pris & la cure S- 55-78 j'y puisse dire 12. 67-78 digne de toy 14. 55-78 Ta Capeline de deus belles
1. Cf. Horace, Carm. I, x, début ; III, xx, début. Au reste, toute la pièce est OR imitée de la première de ces odes ; Ronsard a changé l’ordre des idées et les a développées à l’aide de souvenirs de VIRE et d'Homëre. 4