LIVRE IV, ODE XV
Si le ciel permet qu'il vive, Il convoira doucement
Les neuf Muses sur ta rive Pleines d’ebaissement,
De le voir seul desus l’herbe Rememorant leurs leçons, Faire aller ton cours superbe Honoré par ses chansons *.
Va donc, & reçoi ces roses Que je repan au giron
De toi source qui aroses Mon païs à l’environ,
Lequel par moi te suplie En ta faveur le tenir,
Et en ta grace acomplie
Pour jamais l’entretenir.