TIERCE POSE
Ainsi l’une de la bande 250 Mettoit fin à son parler, Quänd le Dieu marin demande Sa robe pour s’en aller, D’elle richement s’abille S’agensant de mains, & d’yeus 3,
241-243. 78-87 Puis comme un aigle qui serre Un liévre en ses pieds donté En luy faisant perdre terre 249. 84-87 entéte Tierce pause.
1. Cf. Ovide, Mét. VIT, 704: Invitumque rapit. — La comparaison de la var. vient de Virgile, En. IX, 563, ou d’Ovide, Met. VI, 516 et suiv. 2. Dans Ovide, l’Aurore enlève Céphale du vivant de Procris, et, dé: | daignée de lui, le renvoie à sa femme en le menaçant (Me. VII, 698- | 713; Aimores, 1, xut, 33 etsuiv.). Ronsard suppose au contraire que l’enlèvement de Céphale est postérieur à la mort de Procris, et, suivant le plus ancien mythe, que l’Aurore l’a gardé près d'elle (Hésiode, Théog. 986; Euripide, Hippol. 451).
| 3. De même dans Ovide, Mercure soigne sa toilettecommeun élégant de Rome (Mét. II, 732 et suiv.),
Ronsard, II. 10
grèco-latins et les mythographes en font une fille de Nérée.
Pour mener en point sa fille A l'assemblée des Dieus :, |
Où Themis la grand prestresse 2, Pleine d’un esprit ardant
La tirant hors de la presse
Lui dist en la regardant :
Bien qu’Inon soit ta compaigne 3, Reçoi pourtant doucement
Ton mari, & ne dedaigne
Son mortel embrassement.
Aïns que soit la lune entiere Dix fois, tu dois enfanter
Un qui donnera matiere
Aus Poëtes de chanter.
Le monde pour un tel homme N'est pas assés spatieus,
Ses vertus reluiront comme Les étoiles par les cieus.
Il passera de vitesse Les lions, & nul soudart