Amante malheureuse d’Apollon (Ovide, Mét. IV
2. Il Y a aussi un rossignol qui se lamente de son amour, puis est tour à tour console et raillé par un passereau, une alouette, une linotte et un bruyant, dans l’Arcadiæ de Sannazar (trad. de J. Martin, 1544, f 59 r°). ; | à
3- Rapprocher le sonnet de 1555 : Rossignol, mon mignon (Bl: 1,410).
Getton au vent, mon Gaspar, tout l'affaire Dont nous n’avons que faire :.
s Pourquoi m'irai-je enquerre des Tartares, Ou des païs étranges, & barbares, Quant à grand peine ai-je la connoissance Du lieu de ma naissance 2?
A propos, l'ignorant
16 Va tousjours discourant Le ciel plus haut que lui :
Lâs ! malheur sur les hommes, Nés certes nous ne sommes Que pour nous faire ennui.
15 C’est se mocquer de genner & de poindre k, Le bas esprit des hommes, qui est moindre er
Que les conseils de Dieu, ou de penser [144 w]
Sa volunté passer 3.
3. jo vent sans ponct. (éd. suiv. corr.) 4-5. Toutes les anciennes éditions (sauf 57) divisent ainsi cette ode en deux quatrains suivis d’un dixain.
S-6. $4-73 Pourquoi m'irai-je enquerir des Tartares Et des païs S 9-11. $4-73 Volontiers, l’ignorant Vatousjours s'enquerant Du ciel se 12. fo Lâs sans ponct. (éd. suiv. corr.) ; 13. 50 Nais certes(corr. aux errata) | 67-73 Naïs au monde ne sommes
! est l’auteur d’une traduction en prose du Prince de Machiavel, publiée à Poitiers chez Marnef en avril 1553 (privil. de mars 1547, a. st.), avec pièces liminaires de deuxautres Limousins, l’humaniste M.=A, Muret et l'avocat royal Jean Maledan (Maludanus). Lors de cette publication, il était lui-même « avocat au duché de Chastelleraut » (cf. Ronsard p. lyr:, p.38, n. 1).
1. Cette strophe est faite de trois souvenirs d'Horace : Carm. LU, ur, début (Æquam memento servare mentem) ; I, 1x, 13 (Quid sit futurum cras fuge quaerere) ; I, xxv, début(tristitiam et metus tradam pro tervis ventis). z
2. Horace, Carm. II, xt, 1-5 : Quid bellicosus Cantaber et Scythes. ..
3. Ibid., 11-12: quid aeternis minorem consiliis animum fatigas?
Tousjours en lui metton nostre esperance, Et en son fils nostre ferme asseurance, Quant à la reste alon avec le tens Heureusement contens.
À l’homme qui est né,
Peu de tens est donné
Pour se rire, & s’ébatre.
Nous l’avons, ce pendant Que vas tu attendant,
Un bon jour en vaut quatre 1.
Soit que le ciel de foudres nous dépite,
Ou que la terre en bas se precipite,
Soit que la nuit devienne jour qui luit, Et le jour soit la nuit,
Je n’en aurai jamais fraieur, ne crainte, Comme assuré, que la pensée sainte De l'Eternel gouverne en equité
Ce monde limité.