PR 1609-1630, BI, ML Plus que devant ({exle rajeuni
1. Le poëte poitevin Bertran Berger (v. ci-dessus Odes, 1, xv).
2. Rapprocher de tout ce passage le sonnet cxx1x des Reprets. Ronsard, aussi bien que Du Bellay, a pu prendre l’idée à l’Arioste, Orl. für. XLVI, 1-X1x (cf. Vianey, Péfrarquisme en France, p.350 et suiv.).
3. C’est Maclou de la te qui « est allé à Rome pour le Roi», et René d'Oradour en Anjou. Le premier a fait allusion à sa mission en Italie dans ses Œuvres (v. notamment le Chant d'amour, Æ. 14 et 15). Sur ces deux pérsonnages, v. ci-dessus Odes, Il, x1 et x.
4. De ce fait que Du Bellay n'est pas nommé parmi les amis littéraires qui féteront le retour de Ronsard, on ne peut pas conclure que Du Bellay n’était pas à Paris, et surtout qu’il ne connaissait pas encore
. Ronsard quand cette ode fut composée. Ronsard connaissait intimement
Ant. de Baïf depuis quelques années, et pourtant il ne le nomme pas: L’argument a silenfio n’a ici aucune valeur. : {
2071 BREVE ÆEXPOSITION :
Daurat Limosin, homme de singulier jugement, & de parfaite erudition, qui en l’une & l’autre langue ne doit par raison céder à nul de nostre siecle, lequel Daurat en démellant les plus deses= perés passages de l’obscur Lycophron, que nul de nostre age
15 u’avoit encores osé dénouer :, montra publicquement la façon de. remettre en usage les anagrammatismes, & s’en servir comme Lycophron.faisoit en la court du Roi-Ptolémée, aïant gaiges de | lui, non pour aütre raison ?. Tu dois entandre, lecteur, que Terpandre fut jadis (ainsi que disent Pollux, & Suide, en leurs”
20 vocabuléres 3) neveu d'Hesiode, & selon aucuns, d'Homere, qui façonna premierement la lire à sept cordes, &le premier com=" posa les accords, & les tons propres à elle, bien. que quelques uns assurent que ce fut Philamon + : voulant Jan Daurat figurer par cela, que Terpandre est vivant & resucité par Ronsard; ana=
25 grammatisant [Eétcoc ‘Povoxpdoc par Züc 6 Tépravdpos, les deus lettres 6 se joignans & unians en une, ce quiest mémes. concédé en nos inversions Françoises 5. %
25-26. On lit la seulle lettre ô servant deus fois (corr. aux errata)
sard est pour moi un nom de bôn augure, car c'est Terpandre vivant avec" d: sa lyre qui charme les hommes. — La devise et le distique sont .repro…… duits au titre de la 2° éd. des Quatre premiers livres des Odes (1553), mais disparaissent de la 3° éd. (1555)et des éd.-collectives. st r. Cf. l’ode pindarique 4 Jan D'Orai (Odes de 1550, I, xt, 15-28). 2. Cf. Du Bellay, Defence, II, xvitt (éd. Chamard, p. 275-277); Tabourot des Accords, Biparrures, chap. 1x (dés Anagrämmés), éd …de 1588, f ro2 v°. Tous deux rappellent ce talent de Lycophron, d'apres le u. témoignage du grammairien byzantin Tzetzès. Au reste, Dorat en compo E- . Sant des anagrammes et en préconisant ce jeu d'esprit, ainsi que lacro-……" stiche, ramenait inconsciemment ses élèves 4 l’école des Rhétoriqueurs su" Jehan Bouchet n’avait-il pas extrait de son nom l’anagramme HA BIEN 4 TOUCHÉ ? ls ARR ES :
3. Pollux et Suidas, lexicographes grecs, le premier du n° siècle, le second du x°siècle aprés J.-C. - ° TE 4. Poète-musicien légendaire, père de Thamyris, antérieur detrois ou quatre siècles à Terpandrede Lesbos, qui vivait au vin siècle avant J.-C 5: C:-à-d. en nos anagrammes, Même synonyme dans Du Bellay, Loc. cit. — Cf. Tabourot des Accords, op. cif., {° 102:r° : « Etfaut bien adviser que l’orthographe y soit bien observé, si ce n’est que pour l'excellence de quelqu'un; on se puisse dispenser de ceste reigle: » Un peu plus loin