‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaireChapitre 352 sur 359 · L. A. DAYS · texte numérisé non relu

L. A. DAYS

SONNET

L’antique bruit de tous les siecles vieus Avoit jadis erigé pour Orphée, Pour Stesichore, & Pindare un trophée D’immortel nom qui voloit jusque aus cieus:

Maint autre aussi favorisé des Dieus Le Avoit au chef la couronne étophée Du saint Laurier, dont la gloire étouphée L’on voit ici par vers ambitieus.

1. Voir ci-dessus Odes, I, xnr, À Anthoine de Baïf, notes. —Ceson le 2° publié par Baïf, a disparu des éditions suivantes des Odes et n'a êté recueilli dans les Œuvres de son auteur. Il n’a été réimprimé qu: L. Froger, Premières poésies de Ronsard, p. 23, noté, et par M: Laveaux, Appendice de la Pléiade françoise, t. IX, p. 381. :

on PR ERPPTTE V

SONNET 213

Muses & Dieus, la faveur variable De vos efféts, a rendu admirable Nostre Ronsard, surmontant les antiques :

Vous méme en lui, vostre invincible eflort Avés vaincu, Ronsard est donc bien fort Vainqueur des Dieus, des Muses, & Liriques.

R. R.S. DE LA GUILLOTIERE DU BAS PoIcTou .

SONNET

Muse va veoir un autre espoir de France, Qui nuit & jour de sa plume feconde Aide à polir la Françoise faconde, Sentant encor le vieus tens d'ignorance.

Il est en lui de la tirer d'enfance, [165 ro] Et le fera, si mort hors de ce monde Ne le bannist, dont doit sa teste blonde Toucher des cieus la derniere distance.

O Dieu courant desous la ligne oblique Donne faveur à ce nouvel Ascrée,

Tant qu’egaller on le puisse à l’antique.

O nobles Seurs, joignant l’onde sacrée, Couvrez son chef de branche Cabarique, Pour le sauver de toute langue inique.

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