L. A. DAYS
SONNET
L’antique bruit de tous les siecles vieus Avoit jadis erigé pour Orphée, Pour Stesichore, & Pindare un trophée D’immortel nom qui voloit jusque aus cieus:
Maint autre aussi favorisé des Dieus Le Avoit au chef la couronne étophée Du saint Laurier, dont la gloire étouphée L’on voit ici par vers ambitieus.
1. Voir ci-dessus Odes, I, xnr, À Anthoine de Baïf, notes. —Ceson le 2° publié par Baïf, a disparu des éditions suivantes des Odes et n'a êté recueilli dans les Œuvres de son auteur. Il n’a été réimprimé qu: L. Froger, Premières poésies de Ronsard, p. 23, noté, et par M: Laveaux, Appendice de la Pléiade françoise, t. IX, p. 381. :
on PR ERPPTTE V
SONNET 213
Muses & Dieus, la faveur variable De vos efféts, a rendu admirable Nostre Ronsard, surmontant les antiques :
Vous méme en lui, vostre invincible eflort Avés vaincu, Ronsard est donc bien fort Vainqueur des Dieus, des Muses, & Liriques.
R. R.S. DE LA GUILLOTIERE DU BAS PoIcTou .
SONNET
Muse va veoir un autre espoir de France, Qui nuit & jour de sa plume feconde Aide à polir la Françoise faconde, Sentant encor le vieus tens d'ignorance.
Il est en lui de la tirer d'enfance, [165 ro] Et le fera, si mort hors de ce monde Ne le bannist, dont doit sa teste blonde Toucher des cieus la derniere distance.
O Dieu courant desous la ligne oblique Donne faveur à ce nouvel Ascrée,
Tant qu’egaller on le puisse à l’antique.
O nobles Seurs, joignant l’onde sacrée, Couvrez son chef de branche Cabarique, Pour le sauver de toute langue inique.