‹ Œuvres complètes, avec notes et commentairesChapitre 46 sur 46 · AUX NOTES DU CHANT VIII · texte numérisé non relu

AUX NOTES DU CHANT VIII

pensent ne devoir se servir de cette dernière arme que lorsque les partouclies sont épuisées^ dans cette persuasion , ils retardent leur marche , et restent plus long-tems exposés au canon et à la mitraille de Tennemi. (^Histoire de la NomeUe Russie, )

STROPHES. 79, 80 BT 8l.

La jonction de la colonne de Meknop ne put s'effectuer avec celle qui l'avoisinait que lorsque celle-ci eut fait la plus grande partie du chemin : une fois rëunies, ces colonnes attaquèrent un bastion et éprouvèrent une résistance opiniâtre. Le bastion est emporté ; le séraskir défendait cette partie : un. officier de marine anglais veut le faire prisonnier et reçoit un coup.dè pistolet qui l' étend roide mort. Les Russes passent trois mille Turcs au fil de l'épée ; seize baïonnettes percent à la fois le séraskir. ( lèid. )

STROPHES 91 , 95, 93, 94, 95 BT.96.

« Je ne puis m'empêcher, pour servir d'adoucissement au » souvenir de tatit de malheurs , de raconter que je sauvai la >» vie à une fille de dix ai^s , dont Fiimocence et la candeur » formaient un contraste bien frappant avec la rage de îout » ce qui m'environnait.

» En arrivant sur le bastion où le combat cessa et où com- » mença le carnage , j'aperçus un groupe de quatre femmes » égoi^ées , entre lesquelles cet enfant , d'une figure char- » mante , cherchait un asile contre la fureur de deux Cosa- » ques qui étaient sur le point de la massacrer. Ce spectacle » m'attira bientôt, et je n'hésitai pas, comme ou peut le >» croire, à prendre entre mes bras celte infortunée que les M barbares voulurent y poursuivre encore. J'eus bien de la » peine à me retenir et à ne pas percer ces miséraMes du » sabre que je tenais suspendu sur leur tête : je me contentai » cependant de les éloigner 7 non sans leur prodiguer les

494 suppL. AUX notî;s du chant viin ,

I ■ I II m I I II — ^1— pi I n ■ .1 L .1 II I I II It I !■■■ ■ I I .1.

» coups et les ii^tues (f^'iU mérilaieat ^ et j'eu& le ^pirâr » d'apeïcevoir que ma petite prisomiîère' n'avait f antre » mal qu'une ccrapuve légère que lui avak faite an visagie le n même fèr qui avait perqé a» mère, «^ilfainifcnlf du due de Richelieu.^

STBOPHBS 104 à. 119*

Le siikan pfait ^ àpaa^ l'action ^ e# biiave hoinme , digne d'un itieiUeur destin r ce jàit'lui qui' raUià les Ttircs lorsque rennemi péniira dans.' la place , ce^fut lui qm m^archa ceotre les Russes, trop aYiâea''de pillage ^^ et qui, ^ dans vingt oeçasions différ^c^es, coitibattit &i héros; Ce snitanVd'nncf vakwor . éprouvée , surpassait èâ gënérMité les plus civilisés ée sa na«tion : cinq de ses fils corabàttai^t & se» côtés , il les ewcoi»*rageàit par son exemple ; tous cinq furent tués sous ses^ jecoc, il ne cessa point de se battre , répondit par des covps de sabre aux propositions de se rendre , et ne fut atteint du coup mortel qu'après avoir sdxÀtu de sa main beancotip de Cosaques des plus acharnés à sa prise. Le reste de sa troupe fîit msi!^ ssicré. (Histoire de Russie.)

ST&OPHB8 laOy lai ET 132.

Quoique les Russes fussent répandus dans la ville , le bastion de pierre résistait encore i il était défendu par un vieillard, pacha à trois queues, et commandant les forces réunies à IsinaïL On lui proposa une capitulation : il demanda si le reste de la ville était conquis ; sur cette réponse, il autorisa quelques-uns de ses officiers à capituler avec M. de Rihas , et, pelidant ce colloque , il resta étendu sur des tapis placés sur les ruines de la forteresse , fumant sa pipe , avec la même tranquillité et lanjiême indifférence que s'il eût été étranger à tout ce qui se passait. (Ibid. ) ,

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