ODE IV
Nul, tant qu'il ne meure Heureux ne demeure Le sort inconstant Or' se hausse et ores
DE l'INCONSTANXE DES CHOSES " 185
S^âbbaisse et encores
Du ciel va montant.
La nuict froide et sombre,
Couvrant d'obscure ombre
La terre et les cieûx,
Aussi doux que miel,
Fait couler du ciel
Le sommeil aux yeux.
Puis le jour luisant
Au labeur duisant
Sa lueur expose,
Et d*un tein divers
Ce grand univers
Tapisse et compose.
Qpand rhyver tremblant
Les eaux assemblant
De glace polie,
Des austres puissans.
De dueil gemissans,
La rage deslie.
La terre couverte
De sa robbe verte,
Devient triste et nue.
Le vent furieux
Vultume en tous lieux-
Les forêts denuê.
Puis la saison gaye
A la terre essaye
Rendre sa verdure,
Qpi ne doit durer.
Las, mais endurer
Une autre froidure.
Ainsi font retour
D'un successif tour
Le jour et la nuict ;
Par mesme raison
Chacune saison
L'une l'autre suit.
Le puéril aage
Lubric et volage
Au printemps ressemble
L'Esté \ient après,
JÂ| ŒWWtS COMUETTS Dt J. DC lELLAT
Pub TAiioinne est près.
Pub Fhyvcr qui cnanbk.
O que pea durable (CboM: mbcnblcj.
Est rhumaine vie!
Q^i ssu» nxr le fOur De ce cbir seiour Est souvent ravk.
Sous le grand espace Du âtd le temps passe Par course subite :
Théâtres, colosses En ruines grosses Le temps précipite.
X^Mesont devenus Les murs tant cognus De Troye superbe ?
Ilion est comme Maint palab de Rome Caché dessous l'herbe.
Torrents et rivières Bruyantes et fieres.
Courent en maints lieux, Où rochers et bois Sembloyent autrefob Menasser les Cieux.
Les fieres Montagnes Aux humbles campagnes On voit esgalées :
Maints lieux foudroyez Les autres noyez Des ondes salées.
Règnes et Empires, En meilleurs et pires, L'on a veu changer :
Maint peuple puissant Ses Lois délaissant Suivre Testranger.
Superbe courage Qui ne crains orage, Foudre ny tempcste, A ton fier marcher