‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 11 sur 602 · XXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXII PRÉFACE

Enfin, je terminerai cet article par le sonnèt que Paré avait placé lui-même en avant de ses éditions complètes ; le texte actuel est de 1579 et n’a pas été changé depuis; mais je donnerai en note les variantes de l'édition de 1575.

SONNET DE L'AVTEVR.

Ce liure maintenant que ie {mets en lumiere, De mon art l’heritier, contient tous les secrets Que iadis bien au long les Arabes et Grecs

Ont laissé par escrit à la race derniére.

Plein d'exemples il est de diuersé maniere, Ainsi que nous voyons de mille beaux portraits Les prez se bigarrer, eschauffés par les rais Du Soleil, lorsqu'il fait sa course printaniere ?.

Or sus donc maintenant, va-L’en, mon fils tres-cher *, Que depuis quarante ans n’ay cessé de lecher : Va, priant vn chacun qu’il leur plaise d’ensuiure

Lysippe, qui reprint Appelles doucement.

Mais arriere, enuieux : car eternellement On verra maugré vous ce mien ouurage viure.

$ IV. — Inauguration de la statue d'Ambroise Paré.

Nous avions annoncé en terminant qu'une statue en bronze allait être érigée en l'honneur de Paré sur l’une des places publiques de Laval, dernier hommage de la reconnaissance populaire. Paré avait été oublié dans cette large hospitalité que la munificence royale offrait à Versailles à toutes Les gloires de la

1 Variante de 1575 : à nostre aage derniere.

? Ces trois vers se lisaient ainsi en 1775 :

Ainsi que nous voyons de mille et mille raiz Reluire le paon, quand par Yn grand progrez Sa plume va monstrant plein d’arrogance fiere.

3 Variante : Va-l’en, mon fruict tres cher,

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