‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 301 sur 602 · Olei rosati et nenupharis ana 3. 1j · texte numérisé non relu

Olei rosati et nenupharis ana 3. 1j

Olei papaueris 3. $.

Opij 5. j.

Aceti rosati 3. j, Caphuræ 3. £.

Ces choses soient incorporées ensemble , et soit fait vn frontal, lequel doit estre reïteré par fois : et seront continuées ces choses seulement iusqu’à ce que la vehemente inflammation soit passée, de peur de trop refrigerer le cerueau.

Aussi on luy fera sentir au nez fleurs de pauot, iusquiame, nenuphar, mandragore, broyées auec vinaigreet eau rose, et vn peu de campbhre, enueloppées ensemble en vn mouchoir : et soient tenues assez longuement contre le nez, à fin que l’odeur se puisse communiquer au cerueau, et par ce moyen soit prouoqué le dormir. On luy peut pareillement appliquer cataplasmes sur le front à ces mesmes fins, comme peut estre le suiuant.

21. Mucilaginis seminis psyllij et cydoniorum in aqua rosarum extractæ 3. iij.

Farinæ hordei %.iiij.

Pulueris rosarum rubrarum , florum nenupbaris, violarum ana 3. £.

Seminis papaueris et portulacæ ana 3. ij.

Aquæ rosarum et aceti rosati ana ,. ii}.

Fiat cataplasma.

Ei l’appliquez tiede sur le front et mesme sur toute la teste.

Autre, 2. Succorum lactucæ, nenupharis, hyoscyami, porlulacæ ana D, f.

Rosarum rubrarum puluerisatarum, semiois papaueris ana 3. $.

Olei rosati 3. iij.

Aceli 3 .ij.

Farinæ hord. quantum suffcit. Fiat cataplasma ad formam pullis satis liquidæ.

DE LA PESTE

Aprés l’inflammation appaisée, on fera des fomentations resolutiues, à fin de resoudre quelque humeur contenu au cerueau et en ses membrapes. Et en cest endroit noteras,que plusieurs sont deceus aux grandes douleurs de teste causées par inflammation , qui commandent de serrer et lier tres-fort la teste pour appaiser la douleur : car tant s’en faut que cela y profite , qu’au contraire l’augmente, parce qu’au moyen de ceste astriction le mouuement des arteres est empesché : desquelles l’vsage, qui est d’euentiller etrafraichir le corps, tant par attraction de l'air qui nous auoisine que par expression d’excremens chauds et fuligineux, est de beaucoup empesché et aboli : outreplus serrent et compriment les sutures ou jointures des os du crane, et en ce faisant, gardent que les vapeurs et fumées ne se peuuent euaporer. Et partant sont cause d’accroistre vne extreme douleur et chaleur, fiéure, resuerie , et autres grands accidens, voire quelquesfois iusqu’à faire sortir et creuer les yeux hors de la teste, et estre cause de la mort des pauures malades : ce que ÿatteste auoir veu, ainsi que ray escrit en mon liure des Plaies de la teste humaine 1.

D’auantage , aucuns sont si endormis ét assommés, qu'ils ne se peuuent aider : partant il leur faut mettre dedans le nez choses odorantes, et qui ont vertu deles faire esternuer, à fin que la faculté animale soit aiguillonnée et excitée à se defendre :

et s'ils ne se peuuent aider, il leur faut ouurir la bouche par force, pour leur faire aualler quelque aliment ou medicament.

1 Voyez tome II, pages 47 et 79.

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