Vnguenti de alth. 3. vj
Olei lumbricorum, camomillæ et anethi ana 3.ij.
Terebenthinæ Venetæ 3. iij.
Farinæ fænugræci, et rosarum rubrarum, myrtillorum puluerisatorum ana 3. j."*
Fiat linimentum.
Et si c’est quelque homme qui ne puisse auoir telles commodités, il le faut mettre dedans du fien : mais premierement dessus vn peu de foin, ou paille blanche, puis l’enuelopper en va drap, et le couurir dudit fien iusques à la gorge, et l'y faire tenir tant qu’il ait bien sué.
D’auantage faut que les malades tiennent bon regime de viure, et ne boire vin de sept iours, ains seulement de l’hydromel, ou oxymel, ou hypocras d’eau. Et si le mal est grand, de sorte que le malade fust tant meurtri qu'il ne peust remuer les membres, on luy donnera vne potion sudorifique, et le baignera-on en eau où on aura fait boüillir herbes neruales , et principalement les semences que l’on trouue sous le foin, qui ont grande vertu de dissoudre le sang meurtri, tant des parties interieures qu'exterieures. Toutesfois s’il y auoit fiéure, ne le faudroit mettre au bain, et serois d’aduis qu’on appellast vn docte medecin.
Or aprés auoir discouru sommairement des remedes pour garder que le sang ne se congele, caillebotte et pourrisse dedans les parties inte-
MVMIF.
rieures du corps, nous traiterons à present des contusions et meurtrisseures qui se font aux parties exterieures, quelquesfois auec playe, autresfois sans playe, en sorte que le cuir demeure tout entier, mais le sang est respandu par les muscles et entre cuir et chair seulement : laquelle indisposition a esté nommée des anciens Ecchymose.