CHAPITRE XXI
DES POIDS ET MESVRES , ET DE LEVRS FIGVRES,
Tout poids depend d’vn commencement, et quasi element : car tout ainsi que les corpsont leur commencement des quatre corps simples, que nous appellons Elemens, esquels se peu uent resoudre , ainsi tous poids sont composés d’vn grain, qui est comme element des autres poids , auquel ils sont terminés.
Ledit grain doit estre entendu d'orge, non trop sec, ny humide et chancy, ains bien nourri ét mediocrement gros.
De tels dix grains est fait vn obole, ou demyÿ scrupule :
De deux oboles ou vingt grains, van scrupule :
Puis de trois serupules, ou soixante grains , est composée la drachme :
De huit drachmes l’once : tant que de douze onces nous faisons la liure medicinale, qui est presque le plus hautpoids duquel nous vsens communément: et se peut resoudre en drachmes, scrupules, oboles, et finablement en grains, outre lesquels n’est possible descendre plus bas.
Pour escrire ces poids, nous vsons de certaines lettreset figures qui s’ensuiuent.
La liure estsignifiée par. . .
L'once par cestefigure. . . . 3.
Comme le drachme en telle. 5.
Aussi le serupule ainsi. . .. 9
L’obole est escrit par sespremieres lettres. . . . . . . . . .
Le grain semblablementpar &.
Le manipule par. . . . . . . M.
Le'pugile par. . . : . . . .” p.
Lenombrepar........ D.
La moitié de chacun desdits poids est figurée par $. mise aprés lesdits poids, comme demie liure 5. £.demieonce 3. 8. ct ainsi desautres.
Telles sont les figures des poids et mesures : maïs en dispensant medicamens, nous vsons aucunesfois d’vn poids, et de l’autre non : parquoy faut entendre que les herbes vertes et seiches sont dispensées par m. Ou p. :
les seiches que l’on veut pulueriser par 3: — $.—oup.
par $.—3.—p.—m.
fus n.—p.—%.—5.—).
Les racines Les escorces Les semences Les fruits Les fleurs
Les legumes
* Tous autres medicamens, tant secs que liquides, sont dispensés et escrils
LE VINGT-CINQYVIÈME LIVRE
Par —.—35,—3,—1,— 0bol. —£$.
desquels poids tous medicamens bien dispensés des anciens sont seulement escrits.
Ces choses entendues, faut descrire les manieres de dispenser et ordonner medicamens composés : et pour ce faire commencerons aux clysteres, comme les plus communs et plus necessaires.