‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 43 sur 602 · EXEMPLE DE L’ARTIFICE DES MESCHANS GVEVX DE L OSTIERE · texte numérisé non relu

EXEMPLE DE L’ARTIFICE DES MESCHANS GVEVX DE L OSTIERE

l'ay souuenance estant à Angers, mil cinq cens vingt cinq, qu'vn meschant coquin auoit coupé le bras d’vn pendu , encores puant et infect, lequel il auoit attaché à son pourpoint, estant appuyé d'vne fourchette contre son costé, et cachoit son bras

leur laisse à disputer et à prouuer. Ieremie, 10. Dieu n'est point subiet aux astres, car il est autheur de toutes choses. Liure des Epheses.— Les derniers membres de ces deux phrases :

que ie leur laisse, etc.; car il est autheur, etc. furent retranchés en 1558.

1 Gueux de l’Ostiere ou de l’hostiere, mendiants ; le traducteur latin traduit ce mot par mendicantes. Le ÆRabelaisiana donne

naturel derriere son dos, couuert de son manteau, à fin qu’on 'estimast que le bras du pendu estoit le sien propre:

et crioit à la porte du temple qu’on lui donnast l’aumosne en l’honneur de sainct Antoine. Vn iour du Vendredy sainct, le monde voyant ainsi le bras pourri, luy faisoit aumosne, pensant qu’il fust vray. Le coquin ayant par long espace de temps remué ce bras, en fin se destacha et tomba en terre, où tout subit le releuant, fut apperceu de quelques-vns auoir deux bons bras, sans celuy du pendu : alors fut mené prisonnier, puis condamné à auoir le fouëêt, par l'ordonnance du magistrat, ayant le bras pourri pendu à son col, deuant son estomacb, et banni à iamais hors du pays.

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