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CHAPITRE XV

DES VLCKRES DV NEZ, ENSEMBLE DE LA PVNAISIE OV MAVVAISE SENTEVR D'I- CELVY, DITE DES GRECS ET LATINS

Ozœm.

Punaisie ou Ozœna , n'est autre chose qu'vn vlcere profond et puant qui est au dedans du nez, duquel I sortent plusieurs crousles de mauvaise ' odcui-. Celse les appelle vlceres puan-

DFS VLCKRES, FfSÏVLES 1:T IUlLIOT. P.nOIDKS.

tes, de mauuaise odeur et de difficile guerison '. La cause desquelles , comme escrit Galien liure 3. De la composition des medicamens selon les lieux, cliapitreS, prouienl d'humeurs acres et pourris , qui tombent de la leste dedans les naseaux, vers les apophyses mamillaires.

Pour la gucrison, il est nécessaire d'vser de bon régime , puis après préparer l'humeur péchant, et eslan t préparé, le purger par médecines convenables , et mesme par la saignée , si besoin est. Apres faut desseicher et roborer la teste , afin qu'elle ne reçoiue et qu'elle ne renuoye aucun excrément en bas. Puis faut venir à la partie vlcerée , et tascher à reseicher l'vlcere , par medicamens qui ayent vertu de repousser l'humeur et le résoudre : comme sont le vin de grenade cuit à la moitié en vn vaisseau d'airain , poudre de coral , sandaulx, poudre de calamité, de nasturtium , d'hellébore blanc , suc de ranunculus, auquel on adioustera de l'alun, et autres que l'on peiit lire en Celse. Galien , au lieu allégué , de l'authorité d'Archigenes conseille que l'on lire le lus de calament par le nez, et qu'on seiche ledit calament, et estant mis en poudre bien subtile, qu'on le soxiffle auec vn petit canal commepar vn tuyau déplume dedans le nez. Autres vsent de ceste poudre.

2C. Pvosarnm rubrariim, myrtil. calam. aromat. radie, angel. gerit. macis,caryoph.

ana 3. fi .

Camph. amb. g . iii.j.

Mosci g . vj.

Fiat pul, subliiis.

Manardus en ses Epistres , liure 20.

Epistre v. loue surtout le caput purgium , lait ex vrina asini. El là où le

1 r>iu. 0. chap, 8,— A. P.

mal seroit tant enraciné qu'il ne se pourroit appaiser par les susdits remèdes, il faudroit avoir recours an vitriol, verd de gris , sel ammoniac , et alun avec vinaigre.

Souuentles os Ethmoïdes s'allèrent par telles vlceroîs. Que si cela aduenoil, neles faudroit tirerpar violence, mais les laisser séparer par nature, faisant petites inieclions auec eau de vie en laquelle on auroit infusé les poudres cephaliques, pour desseicher l'altération d'iceux.

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