‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 210 sur 482 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

AVTRE MANIEIIE DE REDVIRE l'eSPAVLE.

On prend vn baston assez plat, comme vue courge (dont les chambrières de Paris portent deux seaux d'eau sur leurs espaules) de largeur de deux pouces, et long enuiron d'vne toise : au milieu duquel sera attaché vn peloton de fil ou vn esteuf, de grosseur conuenable à l'aisselle : et à chacun costé y aura vue cheuille esleuée, qui engardera que l'espaule ne vacille en çà ou en là. Puis y aura deux hommes plus grands que le malade (ou pour le moins auront quelque chose sous leurs pieds , qui les haussera tant que besoin sera) et tiendront le baston sur leurs espaules.

Puis le malade posera son aisselle sur le peloton, et le Chirurgien tirera fort le bras contre-bas, de façon que le malade demeurera suspendu sur le baston. Adonc la réduction se fera, comme tu vois par ceste figure suyuante: en laquelle tu vois aussi le baston, auecques le peloton et les cheuilles.

On peut nommer ce baston, courgeK

tout rétablir un ordre rigoureux, qui n'était point dans l'habitude de l'auteur; et déjà dans le chapitre précédent il a décrit le procédé du moufle, tandis que le titre n'annonce que le procédé du poing ou des doigts.

Je noterai en passant que la planche précédente manque dans l'édition de 1585.

> Tous les procédés décrits jusqu'ici , à l'exception du moufle , se retrouvent dans Ilippocrate, et les figures mêmes avaient été données par Yidus Vidius dans son édition des commentaires de Galien , et par le traducteur de cette édition. Le bâton est un de ces procédés anciens , mais la modification du bâton en courge appartient à Paré.

DES LVXATIONS.

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