CHAPITRE
LHI.
DE LA LVXATION DV GENOVIL FAITE EN DERKIERE
Il faut faire asseoir le malade sur vne escabellc , ou sur vn banc de moyenne hauteur, le dos tourné contre le visage du chirurgien, lequel luy mettra sa iambe entre les deux siennes , et de ses deux mains la
» J'établis ici un nouveau chapitre, et je dois expliquer pourquoi. Dans la première édition, ce litre : De la luxation du genoiiil jaile en derrière, occupait le milieu de la ligne, et séparait nettement le procédé qui suit de ceux qui ont été indiqués pour les luxations en dedans et en dehors. A partir de la seconde édition, le titre avait été transformé en une simple note marginale, ce qui laissait penser, lorsqu'on ne lisait que le texte, qu'il s'agissait toujours des deux premières luxations. J'ai rétabli ce titre, et, pour plus de régularité, j'en ai fait un chapitre.
LE QVATOUZIlïftJK LIVHE ,
pliera contre la fesse. Et si par ce
moyen 110 so peut réduire , faut auoir vne pelotte faile d'vno bande roulée , et l'attacber au milieu d"vn baston :
et icelle sera posée par vn seruiteur au ply du jarret sur l'os emineiit, et poussée on deuant : et vn autre seruiteur mettra sur le genoiiii vne bande on quelque lisière large de trois doigis : puis de ses deux mains la tirera contre-mont : et tous ensemble tout à coup plieront la ianjbe et le talon contre la cuisse ou la fesse. «
Toutes ces choses serucnt à réduire telle luxation faile en derrière.
CIJAPTOE LIV.
IJE LA LVXATION DV GENOYIL FAITE EDi DEVANT.
Si la luxation est faite en 'deuant , il faut sHuer |p pialafjp sur yne t^biP , et faire (Jpuji llg-atufp au dessqs 4e Igi loinlure dp genoiiii , et au dessus ({u pied. ^^?uis Je cWrprgjpn poussera de ses depx mfuqs sur l'os , [iiot qu'il spit réduit. si Ips mî^jp§ ne sopt agsez sulfisaules pour tirer pt contre-tirfir, l'op vsefa (|e nostre mac})iftg, comme lu vois par cestp figtirpi.
Le signe qu'il est réduit , est que le malade fléchit et estend sa iàmbe Sîips (joplepr. Apres la reçlijction , on appliqpera les rejpedes et coippresses, et fera-on lep lig^tpi'ps ainsi qi}'il est requis : et defendra-on au ipalaçle (le cheminer sur la iambe , iusques à pp qu'on verra eslre besoin.
1 II est probable que Paré a voulu seulenient ici indiquer une application possiloie de son moulle, plutôt qu'un usage qu'il en aurait fait lui-même. LaVuxalion en devant, regardée comme très rare jusqu'à nos jours,