‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 261 sur 482 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

DE l'oÉIL plein de MATIERE PVRVLENTE, DIT HYPOPYON ^.

Il se fait souuentes fois du pus entre la cornée et l'vuée : ce qui adulent ou de cause interne , ou externe : de cause interne, comme de quelque fluxion, et souuent après vne grande inflammation : de cause externe, comme de quelque coup , de façon que quelque vaisseau se rompt : puis le sang estant hors de ses vaisseaux , se pourrit.

Pour lacuration on doit (les choses

' A. Paré cite ici en marge ^ëce et Paul; c'est évidemment un emprunt fait à Dalechamps.

2 C'est encore Dalechamps , onvr, cité , p. 92, qui a fourni le titre et les principale* idées de ce chapitre.

4^4 l'E QVINZi:

vniuersellespreiïlises) appliquer ventouses et faire scariflcatioiis , ensemble des frictions de haut en bas, à fin que l'autre œil par consenteme^it nç souffre, et appliquer collyres sédatifs de douleur et résolutifs. Galien dit auoir fait vacualioi;i de ceste matière pxirulente en incisant la cornée quelque peu au dessus de l'Iris , qui est le lieu où toutes les tuniques se ioi- Çnent ensemble ' : ce que i'ay fait en la présence de laques Guillemeau, chirurgien iuré à Paris , auec heureuse issue 2. Et ayant fait çeste ouuerti,ire, et vuidé la matière, on mondifiera Vvlcere auecques eau miellée , ou autre chose semblable.

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