‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 50 sur 482 · myrt. 5 . j · texte numérisé non relu

myrt. 5 . j

Oxym. simpl. vel oxycrati , vel liiluij comm. q. sulT.

. Fiat calap. ad formam pultis.

LT. HVITI]

'if.. Lie de vin, son de froment, du tan, noix de cyprès , de galles , lerebcnllrine : soit ' feil cataplasme.

On en peut faire plusieurs antres qui ont semblable verUi d'astreindre, seicher et roborer les ioinlures : et en refaisant sedent la douleur, et gardent que les humeurs ne courent à la partie. Au dedans de la playe , et autour d'icelle, on se gardera d'appliquer medicamens huileux, si n'esloit pour seder une grande douleur, d'autant qu'ils relaschent la substance des muscles, nerfs et membranes, et les rendent plus faciles à reiieuoir fluxion : ioint que par lesdites huiles la playe en est rendue plus sordide et humide, et partant plus difficile à consolider : parquoy vseras de medicamens desseichans et astringens.

Exemple d'vn remède astringent et aggluCinatif. If. Tereb. Vend, g . ij.

Aquœ vitifi parum.

Pul. mast. aloës, myrrhae, boli arm. ana

Nostre baume y est bon aussi, eny adiuustant de la poudre desicca-^ tive sans acrimonie, selon qu'on verra estre besoin. El s'il suruient quelques accidens, on y remédiera par remèdes contrarians à iceux.

Sur tout on doit euiter le froid , parce qu'il est totalement contraire aux playes et vlceres, et principalement des parties nerueuses. Qu'il soit vray , beaucoup d'hommes blessés meurent en hyuer , mesmes de petites playi^s , qui ne mourroient de plusi grandes en Esté. Et cela s'accorde bien au dire d'Hippocrales, à sçauoir, qu'aux parères vlcerées le froid est mordicauC '» : U eni'ni.ll , i /lat-o li f

» Aphor. 20, sect. 5. — A. P.

flE LIVnK,

durcit le cuir, fait douleur, rend les playes insuppurables ( d'autant qu'il diminue ou esteint la chaleur naturelle qui fait la suppuration) engendre liuidité, frissons, Oéures, coût uulsions, et tensions.

Et faut icy noter que de telles playes sortent diuers excremens, et principalement une humidité glaireuse, mucilagincuse, el quelquesfois liquide, qui est l'humeur dont les ioLnlures sont entretenues et alimentées , ainsi que chacune partie est nourrie de propre humeur. Car chaque partie a son .baume naturel, propre à sa nutrition et entretien, lequel lors que la partie est vulnerée, se découle, ainsi que l'on voit lors qu'on taille la vigne découler une humidité, qu'on appelle séue : c'est ce dont est fait ie Callus és fractures «. Telle humidité des parties nerueuses estant glaireuse, et comme congelée, monstre bien qu'elle est accompagnée d'une grande froideur, qui cause vue douleur extrême , et répugnante à tous remèdes potentiellement chauds.

Cela monstre aussi, qu'en toute douleur des ioinlures, s'il, y a matière, elle est pluslost lïoide que chaude. Et pour appaiser ceste douleur, el corriger l'inlemperalure froide , on doit apphquer choses calefactiues , non seulement potentiellement, mais aussi actuellement : comme vessies de bœuf ou de porc ,• demi-pleines- d'vne'.dei

* Dans le petit Traité de 1573, il y a ici une citation qui a disparu depuis, et qu'il est bou de reproduire, aliu de luire voir que Paré ne iiégligcuil aucune des sources d'instruction qu'il pouvait se procurer; iU'agil de l'aracelse m na 'grandes Ciiifurgie,' i ,

« Et c'est ce que Paraeelse dit, que chaque partie a son baurnu propre à «a nutrition ou entrelien, etc. » Voy. p. 694.

DES PLATES E

coction resolutiue, ou des briques fôrl eschaufféés, puis esteîntesen vin, et posées tout autour de la iointure, lès resCbaUffant ainsi qu'il séra besoin. Geste cKaieuV ainsi aciuèllé aide nature cuire, digérer, et résoudre l'humeur contenue en la partie, et là fortifie : ce qui est grandement nécessaire, d'autant que la chaleur dés jointures est petite, et pource ne peut réduire les medicamens de puissance à effet, si elle n'est aidée par le bénéfice des remèdes aciuellement chauds.

Pour conflrmation de ce, ie te reciteray ce qui m'aduint vn iourestant èn hyuer en mon estude. Vn vent coulis mé donna tellement contre vne hanche, que me voulant leuer , il me fut du tout impossible , pour le froid qui auoit refroidi les parties nerueuses, et seiitois vne extrême douleur, laquelle ne peut estre appaisée que par application de bricques fort chaudes, aussi des vessies de bœuf demipleines d'une décoction d'herbes chaudes, par fois dès bouteilles remplies d'eau bouillante , autresfois de mil et auoine fricassés en vnepoille auec vn peu de vin blanc. Geste chaleur actuelle me fist perdre la doulent : ce que n'eussent iamais fait les rebiedes poteiitiéllement chauds.

.CHAPITRE XLU.

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