II
Ma santé fut menacée. La terreur venait. Je tombais dans des sommeils de plusieurs jours, et, levé, je continuais les rêves les plus tristes. J'étais mûr pour le trépas, et par une route de dangers ma faiblesse me menait aux confins du monde et de la Cimmérie, patrie de l'ombre et des tourbillons.
"^n iâjdus 3fQy ager, distraire les enchantements assemblés sur mon cerveau. Sur la mer, quej'aimais comme si elle eût dû me laver d'une souillure, je voyais se lever la croix consolatrice. J'avais été damné par l'arc-en-ciel. Le Bonheur était '' ma fatalité, mon remords, mon ver : ma vk serait toujours trop immense pour être dévouée à la force et à la beauté.
Le Bonheur ! Sa dent, douce à la mort, m'avertissait au chant du coq, — ad matutinum^ au Christus Ipenit^ — dans les plus sombres villes :
O saisons, ô châteaux !
Quelle âme est sans défauts ?
J'ai fait la magique étude
Du bonheur, qu'aucun n'élude.
Salut à lui chaque fois Que chante le coq gaulois.
Ah ! je n'aurai plus d'envie :
Il s'est chargé de ma vie.
Ce charme a pris âme et corps Et dispersé les efforts.
O saisons, ô châteaux !
L'heure de sa fuite, hélas !
Sera l'heure du trépas.
O saisons, ô châteaux !
Cela s'est passé. Je sais aujourd'hui saluer la beauté, ç