LES REALISTES ET LES NOMINAUX
Louis XI est actif; il veut s'initier dans tout; il s'établit juge de la dispute des Réalistes et des Nominaux. Tout ce qui parait intéresser la religion attire l'attention de Louis XL .. Il craint les divisions de TEtat.. . Le confesseur de Louis est pour les Réalistes, et Louis fait une ordonnance qui défend de lire les livres des Nominaux, et fait clouer et enchaîner dans les bibliothèques ceux d'Ockam, d'Arimini, de Buridan, etc. L*année d'après , il les fait déclouer et déchaîner. '
(Exposé du plan du chapitre XVIH qui devait faire partie de
l^uis XI et le Bénédictin. )
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LA PAUVRE FEMME , LE CLERC ET LE CAN05iICAT.
Les remords de Louis XI le .conduisent souvent dans les églises; dans ce lieu, les malheureux n'essuient point de refus du monarque.
Un jour que Louis y est humblement prosterné pour depfiander à Dieu de le délivrer du souvenir d'un crime qui le poursuit, une pauvre femme se jette à ses pieds , et lui dit que l'on ne veut pas enterrqr son mari en
terre sainte, parce qui! est mort insolvable... Louis n'a pas fait les lois , il paie les dettes et ordonne d'enterrer le corps en terre sainte. . . Un pauvre clerc, qui est en prière non loin de Louis, s'approche du roi, et lui apprend qu'après avoir langui dans les prisons pour une dette de quinze cents livres, il va encore être arrêté pour la même somme , ^ parce qu'il est hors d'état de la payer. .. Louis dit au clerc qu'il a bien pris son temps, quil est juste quil ait pitié des malheureux , puisqu'il menait demander à Dieu d'avoir pitié de lui. Comme Louis se dispose à sortir, il aperçoit dans l'église un pauvre prêtre qui s'y est endormi ; il lui donne un canpnicat pour qu'il puisse dire que le bien lui est venu en dormant.
(Eipos^ du plftQ da chapitre XIX qui devait faire pvtie de
Lottit XI ei te Bénédictin,)