DIALOGUE
Quel est ton nom, bizarre enfant? -— L'Amour.
— Toi l'Amour.^ - Oui, c'est ainsi qu'on m'appelle. . — Qui t'a donné cette forme nouvelle.^'
— Le temps, la mode, et la ville, et la cour.
— Quel front cynique! et quel air d'impudence!
— On les préfère aux grâces de l'enfance.
— Oi^i sont tes traits , ton arc et ton flambeau ?
— Je n'en ai plus; je triomphe sans armes.
— Triste victoire! Et l'utile bandeau
Que tes beaux yeux mouillaient souvent de larmes.^
— Il est tombé, — Pauvre Amour, je te plains. Mais qu'aperçois-je? un masque dans tes mains, Des pieds de chèvre, et le poil d'un Satyre.^ Quel changement! — Je lui dois mon empire.
— Tu règnes donc? — Je suis encore un dieu.
— Non pas pour moi. — Pour tout Paris. — Adieu.
* Dans V ALnianach des Muscs de 478S on lit le nom cie Ccciic.
MKLAXGlià.