‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 151 sur 174 · CHANSON III · texte numérisé non relu

CHANSON III

Quel imprudent ose appeler aux combats Ampanani ? Il prend sa zagaie armée d'un os pointu , et traverse à grands pas la plaine. Son fils marche à ses côtés ; il s'élève comme nn jeune palmier sur la montagne. Venls orageux, respectez le jeune palmier de la Luontagne.

Les ennemis sont nombreux. Ampanani n'en cherclie qu'un seul, et le trouve. Erave ennemi, ta gloire est brillante : le premier coup de ta zagaie a versé le sang d'Ampanani. Mais ce sang n'a jamais coulé sans vengeance; tu tombes, et ta cbule est pour tes soldats le signal de l'épouvante; i's regagnent en fuyant leurs cabanes ; la mort les y poursuit encore : les torches enflammées ont déjà réduit en cendres le village entier.

Le vainqueur s'en retourne paisiblement, et chasse devant lui les troupeaux mugissans, les prisonniers enchaînés et les femmes éplorées. Enfans innocens, vous souriez, et vous avez un maître!

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