‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 17 sur 174 · LE REFROIDISSEMENT · texte numérisé non relu

LE REFROIDISSEMENT

Ils ne sont plus ces jours délicieux, Où mou amour respectueux et tendre A votre cœur savait se faire entendre , Où vous m'aimiez, où nous étions heureux! Vous adorer, vous le dire, et vous plaire, Sur vos désirs régler tous mes désirs , C'était mou sort ; j'y bornais mes plaisirs. Aimé de vous , quels vœux pou vais-je faire? Tout est changé : quand je suis près de vous Triste et sans voix , vous n'avez rien à dire ; Si quelquefois je tombe à vos genoux.

Vous m'arrêtez avec un froid sourire.

Et dans vos yeux s'allume le courroux.

Il fut un temps, vous l'oubliez peut-être? Où j'y trouvais celte molle langueur, Ce tendre feu que le désir, fait naître, Et qui survit au moment du bonheur.

Tout est changé , tout, excepté mon cœur !

POESlliS I^ROTIQUES.

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