TABLEAU PREMIER
Aux bergers la naissante Aurore Annonçait l'heure des travaux; Mais Myrtis sommeillait encore; L'n sonç^e agitait son repos.
Il se croit aux champs de Cythère; Vénus , en habit de bergère, A ses yeux apparaît soudain :
Elle balance dans sa main De myrte une branche légère.
Surpris, il fléchit les genoux.
Et contemple cette immortelle, Que Paris jugea la plus belle, Et dont les bienfaits sont si doux.
Long-temps il Tadmire , et sa bouche Pour l'implorer en vain s'ouvrait; Du myrte heureux Ténus le touche , Sourit ensuite et disparaît.