‹ uvres complètes d'Évariste Parny, poète célèbreChapitre 79 sur 174 · TABLEAU III · texte numérisé non relu

TABLEAU III

« Dryades, pourquoi fuyez-vous?

Des bois protectrices fidèles, Soyez sans crainte et sans courroux,

-15^ LES DEGU1S£.ME>.S DE VË>JUS.

Mais un moment tournez les yeux :

Je n'ai du satyre odieux Ni les traits ni l'audace impie.

Arrêtez donc, troupe chérie, Au nom du plus puissant des dieux. »

De Myrtis la prière est vaine.

D'un pas rapide vers la plaine Les Dryades fuyaient toujours, l'ne seule un moment s'arrête, *

Fuit encore, en tournant la tète, Et du bois cherche les détours. Seize printemps forment son âge.

Un simple feston de feuillage Couronne et retient ses cheveux.

Des Eurus le souffle amoureux Soulève et rejette en arriére Sa tunique verte et légère; Et déjà Myrtis est heureux.

Il atteint la Nymphe timide Sur le bord d'un torrent rapide, Au milieu des rochers déserts , De mousse et d'écume couverts.

Un es[)ace étroit se présente :

L'un contre l'autre ils sont pressés; Et bientôt l'onde mugissante Mouille leurs pieds entrelacés.

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