‹ Œuvres complètes d'HelvétiusChapitre 218 sur 228 · SECTION II · texte numérisé non relu

SECTION II

TOOS LES HOMMES COMMUNEMENT BIEN ORGANISÉS ONT UNE ÉGALE APTITUDE A L’ESPRIT.

Chapitre premier. Toutes nos idées nous viennent par les sens : en conséquence , on a regardé l’esprit comme un effet de la plus ou moins grande finesse de l’organisation. 70 Pour prouver la fausseté de cette opinion , il faut avoir une idée nette du mot esprit , et pour cet effet le distinguer de ce qu’on appelle

ilme.

Chap. II. Différence entre l’esprit et l’âme y3

Chap. III. Des objets sur lesquels l’esprit agit 82

Chap. IV. Comment l’esprit agit Page 83

Toutes ses opérations se réduisent à l’observation des ressemblances et des différences , des convenances et des disconvenances des divers objets entre eus et avec nous.

Tout jugement prononcé d’après la comparaison des objets physiques n’est qu’une pure sensation; il en est de meme de tout jugement porté sur les idées abstraites , collectives, etc.

Ciiap. V. Des jugemens qui résultent de la comparaison

des idées abstraites, collectives, etc 85

Celte comparaison suppose attention , peine , par conséquent intérêt ■ pour se la donner.

Chap. VI. Point d’intérêt , point de comparaison des objets

entre eux 89

Tout intérêt prenant sa source dans la sensibilité physique, tout dans l’homme se réduit à sentir.

Chap. VII. La sensibilité physique est la cause unique de nos actions, de nos pensées, de nos passions, et de notre sociabilité 93

Chap. VIII. De la sociabilité 101

Ciiap. IX. Justification des principes admis dans le livre de l’Esprit *rr • 106

Ciiap. X. Les plaisirs des sens sont , à l’insu même des nations, leurs plus puissans moteurs toq

La supériorité des esprits est indépendante , et de la plus ou moins grande finesse des sens , et de la plus ou moins grande étendue de la mémoire.

Chap. XL De l’inégale étendue de la mémoire ii3

La grande mémoire ne constitue pas le grand génie.

Chap. XII. De l’inégale perfection des organes des sens. . ri5 Ce n’est point à leur extrême finesse qu’est attachée la plus ou moins grande supériorité des esprits.

En fait de sensations, si les hommes diflèrent, ce n’est du moins que

dans la nuance de ces mêmes sensations.

Chap. XIII. De la manière différente de sentir 120

Chap. XIV. La petite différence aperçue entre nos sensations, n’a nulle influence sur les esprits 127

Chap. XV. De l'esprit i3o

Des idées qu’on doit attacher à ce mot.

Chap. XVI. Cause de la différence d’opinions en morale , politique et métaphysique i33

Cette différence est l’eflet de la signification incertaine et vague des mots. Je choisis pour exemple ceux de bon , d 'intérêt et de vertu.

Chap. XVII. Le mot vertu ne rappelle au clergé que l’idée de sa propre utilité Page

Chap. XVIII. Des idées différentes que les divers peuples se sont formées de la vertu i5o

Chap. XIX. Il est un seul moyen de fixer la signification

incertaine des mots i56

11 n’y a qu’une nation qui puisse faire usage de ce moj'en.

Il consiste à consigner dans un dictionnaire l’idée précise de chaque mot.

Les mots une fois définis, les propositions de morale , de politique, et de métaphysique , deviendraient aussi démontrables que les vérités géométriques.

Les hommes , adoptant alors les mêmes principes , parviendraient d’autant plus sûrement aux mêmes conséquences , que la combinaison des mêmes objets , ou dans le monde physique, comme le prouve la géométrie, ou dans le monde intellectuel, comme le prouve la métaphysique , leur a toujours donné les mêmes résultats.

Chap. XX. Les excursions des hommes et leurs découvertes dans les royaumes intellectuels ont toujours été à peu

près les mêmes i5g

Contes des Fées , première preuve de cette vérité.

Contes philosophiques , seconde preuve de cette vérité.

Contes religieux, troisième preuve de cette vérité.

Tous ces divers contes ont conservé entre eux la plus grande ressemblance.

Chap. XXL Impostures des ministres des fausses religions.. 168 Elles ont partout été les mêmes ; les prêtres ont , par les mêmes moyens, partout accru leur puissance.

Chap. XXII. Uniformité des moyens par lesquels les ministres des fausses religions conservent leur autorité . . 1 7 5 11 résulte de la comparaison des faits cités dans cette Section , que la finesse plus ou moins grande des sens ne changeant en rien la proportion dans laquelle les objets nous frappent, tous les hommes communément hien organisés ont une égale aptitude à l’esprit : vérité facile à prouver par un autre enchaînement de propositions.

Chap. XXIII. Point de vérité qui ne soit réductible à un

fait 1 83

Tout fait simple est à la portée des esprits les plus communs ; en conséquence , il n’est point de vérité , soit découverte , soit à découvrir , à laquelle ne puissent atteindre les hommes communément bien organisés.

Chap. XXIV. L’esprit nécessaire pour saisir les vérite's déjà connues suffit pour s’élever aux inconnues 189

table sommaire. 621

• Si tous les hommes communément bien organisés peuvent percer jusqnes aux plus hautes vérités, tous par conséquent ont une égale aptitude à l’esprit.

Telle est la conclusion de la seconde Section. <

Page 1