‹ Œuvres complètes d'HelvétiusChapitre 226 sur 228 · SECTION VIII · texte numérisé non relu

SECTION VIII

DE CE QUI CONSTITUE LE BONHEUR DES INDIVIDUS : DE LA BASE SUR LAQUELLE ON DOIT ÉDIFIER LA FÉLICITE NATIONALE , NECESSAIREMENT COMPOSÉE DE TOUTES LES FÉLICITÉS PARTICULIERES.

Chapitre premier. Tous les hommes, dans l'état de la société , peuvent-ils être également heureux? 42^

La solution de cette question suppose la connaissance des occupations différentes dans lesquelles les hommes consomment les diverses parties de la journée.

Chap. II. De l’emploi du temps 42^

Cet emploi est à peu près le même dans toutes les professions ; tous les hommes , par conséquent , pourraient être également heureux.

Chap. III. Des causes du malheur de presque toutes les

nations

Le défaut de bonnes lois , le partage trop inégal des richesses nationales , sont les causes de ce malheur j resque universel.

Chap. IV. 11 est jiossible de donner plus d’aisance aux citoyens 43 !

C’est à l’imperfection des lois qu’on doit souvent la soif insatiable de l’or.

Chap. V. Du désir excessif des richesses 433

Entre ces motifs , un des plus puissans c’est l’ennui.

Chap. V I, De l’ennui

Chap. VIT. Des moyens inventés par les oisifs.pour se soustraire à l’ennui page 435

Chap. VIII. De l’influence de l’ennui sur les mœurs des

nations ^3^

L’ennui donne du ressort à la jalousie espagnole et portugaise; il eut part a la création des Sigisbées, à 1 institution de l’ancienne chevalerie.

Pour se soustraire à l’ennui , il faut acheter le plaisir par quelque peine.

Chap. IX. De l’acquisition plus ou moins difficile des plaisirs , selon le gouvernement où l’on vit, et le poste

qu’on y occupe 440

Je prends le plaisir de l’amour pour exemple.

Chap. X. Quelle maîtresse convient à l’oisif 441

Chap. XI. De la variété des romans, et de l’amour dans l’homme oisif ou occupé 443

L’oisiveté , qui pèse à tous , fait chercher partout un remède à l’ennui.

Chap. XII. De la religion et de ses cérémonies considérées

comme remède à l’ennui 444

Le seul remède efficace sont des sensations vives et distinctes. De là notre amour pour l’éloquence , la poésie, enfin pour tous les arts d’agrément, dont l’objet est d’exciter en nous ces sortes de sensations , et dont les règles ne sont que les moyens d’opérer cet eflèt.

Chap. XIII. Des arts d’agrément , et de ce qu’en ce genre

on appelle le beau 44^

Chap. XIV. Du sublime 449

Chap. XV. De la variété et simplicité requises dans tous les ouvrages, et surtout dans les ouvrages d’agrément. . 4^5

Chap. XVI. De la loi de continuité 467

On doit à l’observation de cette loi des sensations d’autant plus vir es qu’elles sont plus distinctes.

Chap. XVII. De la clarté du style 4^9

Cette clarté concourt à la production du même eflet : sur quoi j’observe qu’en général la forte impression faite sur nous par les ouvrages des arts dépend moins d’une imitation exacte , que d’une imitation per-

fectionnée de la nature.

Chap. X’î III. De l’imitation perfectionnée de la nature. . 46^

Une imitation suppose dans l’homme le pouvoir d’abstraire d’un objet ce qu’il y a de défectueux.

Chap. XIX. Du pouvoir d’abstraire 4^6

Il fournit aux artistes les moyens d’imiter la nature en l’embellissant.

Chap. XX. De l’impression des arts d’agrément sur l’opulent oisif page 47°

Ils ne peuvent l’arracher à son ennui.

Les plus riches sont en général les plus ennuye's , parce qu’ils sont passifs dans presque tous leurs plaisirs.

Chap. XXI. De l’état actif et passif de l’homme 47 1

Les plaisirs où l’homme est passif sont en général et les plus courts , et les plus coûteux.

Chap. XXII. C’est aux riches que se fait le plus vivement

sentir le besoin des richesses l\rZ

Presque tous croupissent dans la paresse , faute d’avoir contracté de bonne heure l’habitude du travail.

Chap. XXIII. De la puissance de la paresse 47^

Elle est souvent dans l’homme le principe de ses vices et de ses malheurs.

Chap. XXIV. Une fortune médiocre assure le bonheur du

citoyen 477

Cette vérité difficile n’est point impossible à persuader aux hommes.

Chap. XXV. De l’association des idées de bonheur et de

richesses dans notre mémoire 47^

Ces deux idées y peuvent être distinguées ; par ce moyen on rendrait au bonheur une infinité d hommes auxquels , pour être heureux , il ne manque que de se croire tels.

Les vérités ci-dessus établies ne sont point de ces principes spéculatifs inapplicables à la pratique.

Chap. XXVI. De l’utilité éloignée de mes principes 480

Ces principes , adoptés par un prince éclairé et bienfaisant , pourraient devenir le germe d’une législation neuve , et plus conforme au bonheur de l’humanité.

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