‹ Œuvres complètes de Bernard PalissyChapitre 2 sur 31 · XXVI I · texte numérisé non relu

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tions sur la constitution des montagnes et des différents sols, sur l'origine des espèces minérales, sur la formation et le mode d'accroissement des pierres, qu'il examine sous leurs divers rapports de forme, de couleur , de cohésion , de poids et de densité. Les cristallisations, les statactites, les bois pétrifiés, les fossiles, la marne, lesfaluns, rien n'échappe à ses recherches, et, fidèle à sa méthode habituelle d'investigation , il rattache tous les faits recueillis à quelque vue générale , qui presque toujours est la plus directe et la plus féconde. C'est ainsi qu'il distingue la cristallisation des sels de la congélation des liquides (I), qu'il assimile les pétrifications aux cristallisations, en ce sens que les unes et les autres s'opèrent par l'intermède de l'eau. Après avoir fait justice de l'opinion de quelques physiciens qui regardaient les empreintes de coquillages que l'on remarque dans certaines pierres comme un jeu de la nature, il attribue la formation des fjluns, non à des coquilles portées par le déluge sur les plus hautes montagnes, comme le pensaient d'autres géologues , mais à des amas de poissons engendrés sur les lieux mômes , et qui y sont restés « à mesure que l'eau leur a défailly et que la vase » où ils habitoient s'est elle-même pétrifiée. » Il va même jusqu'à prouver, par l'intégrité des parties molles de ces coquilles, qu'elles n'ont pu être transportées par une inondation au lieu où on les découvre, et que, par conséquent, la mer a dù recouvrir les points du globe qui les recèle actuellement (2).

(1) Bacon croyait encore , dans le siècle suivant, que le cristal de roche n'était autre chose que de l'eau si fortement congelée qu'elle ne pouvait plus revenir à l'état liquide.

(2) « C'est là, comme on voit, le commencement, l'embryon de la géologie moderne. On avait bien antérieurement, dans différents ouvrages sur les pierres , soit anciens , soit du moyen âge , soit d'une époque plus récente, traité des questions de physique relatives a chaque masse pierreuse, à la formation des cristaux et à celle des cailloux ; mais la question générale de savoir comment se sont superposées ces immenses croûtes qui constituent aujourd'hui les parties solides du continent , n'avait pas encore été agitée. Elle ne commença à l'être que lorsqu'on se fut demandé d'où provenait cette quantité immense de corps organiques et surtout ces milliers de coquilles qui existent dans quelques parties superficielles du globe. Des hommes pré-

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Un petit nombre de pages du Traité de la Marne contiennent en outre plusieurs idées, aussi remarquables par leur nouveauté que par la portée immense de leurs applications. Ainsi, après avoir' exposé de la manière la plus claire, et pour la première fois dans les annales de la géologie, le meilleur procédé à employer pour le sondage des terres, il se sert de ce procédé pour montrer que le sol est formé de plusieurs couches ou bancs superposés de terre , de sable , de chaux , de craie ou d'argile, et enfin de roc. « En perçant ce roc, dit— » il, à l'aide d'une tarière torciére, on peut encore trouver au » dessous des terres de marne, voire des eaux pour faire puits , » lesquelles bien souvent pourroient monter plus haut que le » lieu où la pointe de la tarière les aura trouvées ; et cela se » pourra faire, moyennant qu'elles viennent déplus haut que )) le fond du trou que tu auras fait.)) Pouvait-on prophétiser d'une manière plus formelle les beaux résultats auxquels est parvenu de nos jours l'art de creuser des puits artésiens?

Mais où le génie et 1 ame puissante, énergique de Palissy se révèlent de la manière la plus complète , c'est sans contredit dans le Traité de Vart de Terre. Déjà, dans un précédent chapitre , il avait donné d'excellents préceptes sur le choix des terres à poterie, l'art de les mettre en œuvre, l'application du feu, les précautions à prendre et les accidents à éviter : dans le traité suivant, ce n'est plus l'ouvrier de terre, c'est le grand artiste qui prend la parole, et qui , par un artifice ingénieux , comme par son propre exemple , montre à quel ensemble de difficultés morales et matérielles doit s'attendre celui qui, dans son art, a résolu de s'élever au premier rang. D'abord , un long débat dans lequel Practique se décide avec peine à révéler à Théorique ce qu'elle a appris par une longue expérience; puis, après y avoir consenti, elle veut l'avertir des

tendaient, dans le quinzième et le seizième siècle, que c'était un résultat des jeux de la nature, un produit de ses forces naturelles , des aberrations de sa puissance vivifiante : Palissy expulsa ces erreurs du domaine de la science, m (G. Cuvier, Histoire des sciences naturelles, t. n, p. 231.)

obstacles sans nombre qui l'attendent dans la carrière. C'est là que l'auteur a placé l'admirable tableau de ses propres misères et des longues souffrances qu'il a endurées en poursui^ vant la recherche de son art. A Dieu ne plaise que nous affaiblissions par quelques citations incomplètes l'effet saisissant de ses paroles. C'est dans le texte même qu'il faut lire ce récit où, dans un style à la fois naïf, pittoresque et énergique , il rend compte de la lutte qu'il eut à supporter pendant seize années contre la misère, les obstacles de toute nature, les obsessions de sa famille ou de ses amis. De quelle simplicité, de quelle modestie sont empreintes ces pages sublimes! Et, en môme temps, quelle force d'âme, que de constance et de résignation î .Dévoré des soucis les plus amers, réduit aux plus cruelles privations, pauvre, épuisé, malade, et, pour comble de maux, blâmé, tourné en ridicule, regardé par les siens comme un fou ou comme un malfaiteur, mais toujours soutenu par sa confiance en lui-même, par une volonté ferme et persévérante et par le pressentiment du succès. Après avoir plaint et admiré le grand artiste aux prises avec le malheur, on se prend à suivre avec anxiété les chances de sa fortune , et c'e^t avec une sorte d'orgueil et de joie qu'on le voit enfin sortir triomphant de tant d'épreuves , et atteindre glorieusement au plus haut période de son art.

Mais une pensée d'une haute portée philosophique ressort en même temps de cet éloquent tableau : c'est la toute-puissance du travail, de la volonté agissante , la supériorité des recherches pratiques sur les spéculations passives; c'est, en un mot, le triomphe de la méthode expérimentale, dont, après Palissy, Bacon, Robert Boyle et, plus tard, Francklin ont si bien développé la suprématie sur les théories scientifiques et les rêves brillants de l'imagination. « La science se manifeste )> à qui la cherche! » s'écrie-t-il ; mais il faut avant tout, pour y réussir, « être veuillant, agile, portatif, laborieux. » Palissy montre par son exemple qu'il faut encore être persévérant , courageux et surtout résigné.

Mais tandis que , soit par le professorat, soit par ses travaux ou ses écrits, il enrichissait son siècle des fruits de ses fécondes méditations, la France continuait d'être plongée dans les horreurs de la guerre civile , et, bien qu'il vécût tout à fait en dehors des passions de son époque , les haines religieuses et les persécutions , devenues plus violentes , ne pouvaient manquer de l'atteindre, lui, toujours fidèle à ses croyances , toujours inébranlable dans ses convictions. En 4 588, affaibli par l'âge, presque octogénaire, il fut arrêté, enfermé à la Bastille, et menacé du dernier supplice. Matthieu de Launay, ancien ministre et alors l'un des Seize, insistait pour qu'on le conduisît au spectacle public , c'est-à-dire à la mort ; mais le duc de Mayenne , qui le protégeait , fit traîner son procès en longueur. On lit dans l'Histoire universelle de d'Àubigné et dans la confession de Sancy, du même auteur, que le roi Henri III, étant allé le voir dans sa prison , lui dit ces paroles : «Mon bon homme , il y a quarante-cinq ans que » vous êtes au service de ma mére et de moi. Nous avons en- » duré que vous ayez vescu en vostre religion parmi les feux » et les massacres : maintenant je suis tellement pressé par » ceux de Guise et mon peuple, que je suis contraint de vous » laisser entre les mains de mes ennemis, et que demain vous » serez bruslé, si vous ne vous convertissez. — Sire , répond » Bernard , je suis prest à donner ma vie pour la gloire de » Dieu. Vous m'avez dit plusieurs fois que vous aviez pilié » de moi; et moi j'ai pilié de vous , qui avez prononcé ces » mots : Je suis contraint! Ce n'est pas parler en roi , sire ; et » c'est ce que vous-mesme, ceux qui vous contraignent, les » Guisards et tout votre peuple ne pourrez jamais sur moi; car » je sais mourir (1). » Palissy mourut en effet, mais de sa mort naturelle, à la Bastille, en 4 589. Ainsi se termina une carrière honorée par tant de talents et de si rares vertus.

[I) «Voyez l'impudence de ce bélistreî ajoute d'Aubigné; vous diriez qu'il auroit lu ce vers de Sénèquc : On ne peut contraindre celui qui sait mourir : Quimo/ï scit, cogi nescil. »

Pourquoi faut-il que l'une des plus belles époques de l'histoire de l'esprit humain , celle du plus vaste essor qu'aient pris à la fois les sciences , les lettres et les arts , soit ainsi souillée par des actes d'intolérance qui s'adressaient à la pensée , et cherchaient à contraindre par la violence une force qui échappe à toutes les entraves et ne tient aucun compte des obstacles qu'on lui oppose! La renaissance du goût, des talents et de la philosophie naturelle eût été en même temps celle de la civilisation tout entière, si la persécution n'en eût pas comprimé les élans généreux, et si des scènes de barbarie n'eussent pas été mêlées aux brillants combats que des esprits supérieurs livraient à l'ignorance et aux préjugés d'un autre âge. Palissy , comme après lui Galilée et Descartes , figurait parmi ceux qui n'hésitèrent pas à soutenir cette glorieuse lutte, comme à en subir les conséquences. Il porta les premiers coups au respect servile de l'antiquité» et réduisit à leur juste valeur ces vaines questions, ou plutôt ces principes jurés sur la parole du maître, qui faisaient la base de la scolastique du moyen âge. Que l'on ne fasse donc pas à Bacon tout l'honneur de cette heureuse révolution dans la marche de l'esprit humain; car, un demi-siècle avant lui, un homme sans lettres et sans études proclamait hautement que le livre de la nature était le seul dans lequel il eût cherché à lire, et qu'un chaudron rempli d'eau et placé sur le feu lui avait appris plus de physique que tous les livres des philosophes (I). Provoquer une pareille réforme, en plein seizième siècle, n'était pas seulement un trait de génie , c'était encore un acte de •courage. Il y avait toute une révolution dans la pensée de faire revenir les esprits de leur culte aveugle pour une philosophie surannée. Pour rompre en visière à des idées accrédi-

(l) « Prends garde d'enyvrer ton esprit des sciences escriptes aux cabinets » par une théorique imaginative ou crochetée de quelque livre escrit par » imagination de ceux qui n'ont rien pratiqué ; et te donnes garde de croire » les opinions de ceux qui disent et soutiennent que théorique a engendré » la practique. » (V. p. 132.)

tées par les siècles et soutenues par un parti tout-puissant, il fallait se résoudre à affronter la persécution et la mort. C'est ce que savait fort bien Palissy sans l'avoir appris de Sénèque. Tel était le prix qu'il devait attendre , et qu'il reçut en effet des services qu'il rendait à son siècle et à son pays.

Né dans une condition obscure , mais largement doué des qualités qui constituent le génie, Palissy prouva qu'un tel ensemble de facultés n'a pas toujours besoin du secours de l'étude. Bien que dans ses travaux d'art il se soit montré l'émule des grands maîtres de l'art italien, on ne sait à quelle école il en puisa les principes. Physicien, géologue, chimiste, nul ne peut dire quels furent ses premiers maîtres , pas plus qu'il n'est possible de retrouver la source de son élocution facile et originale. Si l'éducation ne lui vint point en aide, elle ne contraria pas non plus ses dispositions naturelles , et peut-être faut-il attribuer à cette circonstance ce qui, dans ses vues scientifiques, nous frappe par la nouveauté, et dans ses écrits parla singularité du style. Artiste, savant, philosophe, il posséda cette variété de talents que l'on retrouve dans la plupart des hommes supérieurs qui, poursuivant une pensée primordiale, voulurent en saisir les rapports avec toutes les branchesdes connaissances humaines (4). Personne mieux que lui ne prouva cette vérité, que chaque art renferme une science tout entière, pour quiconque veut l'approfondir dans tous ses détails.

Parmi tant de talents divers, celui auquel Palissy attachait le moins d'importance et dont il eût fait meilleur marché, c'est, à coup sûr son talent d'écrivain. Ce n'est point une fausse

(1) Léonard de Vinci était peintre , sculp'eur, architecte , poète , chimiste et musicien. Michel-Ange était peintre , architecte , mathématicien , anatomiste; Cellini, graveur, orlévre, sculpteur, musicien, guerrier; Bramante, peintre , ingénieur, architecte, musicien , poète. On sait que Haller s'occupait à la lois de sciences , d'administration, de médecine, de poésie, et que Robert Boyle était en même temps physicien , géologue , philosophe et moraliste.

modestie qui le porte à s'excuser partout de son peu d'habileté , et de ce qu'il écrit « en un language rustique et mal » plaisant. le ne suis, dit-il, ne grec, ne hébrieu, né*po'ëte, ne » réthoricien, ains un simple artisan bien pauvrement instruit » aux lettres, » et toutefois la postérité en a jugé bien différemment. S'il est vrai que le style soit l'homme même , c'est surtout lorsque l'auteur n'a point eu la prétention d'écrire, et qu'il n'a pris la plume que pour développer des principes qu'il ne croit pas suffisamment établis par son exemple ou par ses œuvres. Palissy obéissait encore à une autre pensée : « On » ne doit pas, dit-il , abuser des dons de Dieu , et cacher ses » talents en la terre; car il est écrit que le fol cachant sa folie » vaut mieux que le sage celant son savoir. » A ses propres yeux , il ne fut donc pas écrivain , et cependant combien d'hommes d'étude pourraient lui envier les éminentes qualités qui caractérisent son style ! Clair, précis, méthodique lorsqu'il décrit les procédés des arts , simple et naturel quand il exprime ses vœux ou ses pensées intimes , noble et énergique quand il aborde des sujets plus relevés , il se distingue toujours par une lucidité parfaite et une logique irréprochable. Si , dans l'exposé de certaines théories , on trouve parfois du vague et de l'obscurité, il faut se souvenir qu'à cette époque la langue de la science n'était point encore formée, et que les vues de Palissy n'étaient point assez arrêtées elles-mêmes pour qu'il pût les formuler avec netteté et précision.

Un esprit aussi remarquable par la sagacité et la rectitude devait apporter dans la discussion une dialectique d'autant plus pressante qu'elle reposait avant tout sur une profonde conviction. La forme de dialogue y jetait de la variété, du mouvement, et faisait place aux objections que l'auteur y semait avec adresse , tout en se réservant de les combattre victorieusement. Ainsi Théorique, qui représente la scolastique de l'époque , est un pédagogue fort ignorant , fort indocile , très-confiant en lui-même, dont Prattique renverse à plaisir tous les raisonnements et s'amuse à combattre les opinions

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fagotées à l'avance. Une fois placée sur son terrain, Practique pousse l'argument avec habileté , manie le sarcasme avec finesse, et ne laisse plus aucun repos à son interlocuteur. Quelques-uns de ces dialogues peuvent être regardés comme des thèses complètes et comme de véritables modèles d'argumentation.

On a comparé le style de Palissy à celui de Montaigne. Son expression , en effet , est presque toujours vive , pittoresque , prime-sautière , comme celle du célèbre sceptique. Il l'égale souvent par son tour ingénieux, par une certaine verve de logique , par une liberté de pensée et de langage qui n'exclut pas la finesse et la malice ; d'autres fois il le surpasse par le piquant et la nouveauté des formes, par l'élévation des idées, par une éloquence vive et naturelle qui prend sa source dans la fermeté de son caractère et dans la sincérité de ses croyances. Alors son style se remplit d'images, et atteint à une hauteur toute poétique ; c'est l'élan d'un cœur pur, honnête, religieux ; c'est le reflet de la candeur et de l'énergie de son âme, comme parfois on y retrouve les caractères de son talent d'artiste et les qualités qui distinguent ses ouvrages d'art , c'est-à-dire l'originalité, le relief et le coloris.

En jetant un dernier regard sur cette nature si puissante et dotée si richement des facultés les plus variées, on se demande si Palissy fut heureux. Il le fut, sans doute, en ce sens qu'il atteignit le but spécial de ses labeurs; mais la gloire, cet autre but de l'ambition de toute àme élevée, Tobtint-il de la justice de ses contemporains? Malheureusement, non. Ses écrits furent à peine connus de son vivant ; ses ouvrages d'art ne furent jamais populaires. Peu compris de son siècle, qui ne vit en lui qu'un potier de terre , parce qu'il ne rechercha point d'autre titre , apprécié seulement par un petit nombre de gens de goût, il en tira peu de parti pour sa gloire contemporaine, et encore moins pour sa fortune. .11 se crut ignorant pour n'avoir point lu les livres des philosophes, tandis qu'il avait « anatomizé la » matrice de la terre » et étudié le grand livre de la nqture ; il

se dit étranger aux lettres, et ses écrilssont étonnants de profondeur, brillants d'imagination , d'esprit et de génie. Sa modestie n'en fut pas moins prise au mot ; et cependant, quand on considère cette intelligence supérieure qui s'applique à tous les. sujets, qui saisit partout le point de vue le plus droit et le plus fécond , on se demande ce qu'est la science de tant d'hommes qui passent pour des savants !

Soit que les malheurs de l'époque eussent attristé son âme, soit par l'effet de son austérité naturelle , Palissy était porté à la mélancolie; il aimait la retraite et la solitude, aussi son nom ne se trouve-t-il mêlé à aucun incident historique de son temps. Lorsqu'on s'est bien pénétré de la nature de son caractère, on se le représente , non comme un de ces artistes fougueux de la renaissance, dévorés d'orgueil et d'envie , pour lesquels la poursuite de leur art ne fut qu'un long combat, tout rempli de passions violentes et haineuses; mais comme un penseur grave, sévère, religieux, toujours appliqué à la méditation, se promenant le front baissé pour interroger la nature, et ne relevant la tête que pour admirer ou bénir la Providence. C'est une de ces imposantes figures qui répandent sur leur époque un caractère austère et solennel, un des membres de cette illustre phalange qui sépara le moyen âge des temps modernes; phares de l'intelligence, élevés au milieu d'un siècle de ténèbres, comme pour rappeler l'esprit humain à ses nobles destinées , et le guider désormais dans la carrière du perfectionnement.

P -A. Cap.

Décembre 1843.

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