‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 605 sur 672 · ÉTANT A LA CHASSE · texte numérisé non relu

ÉTANT A LA CHASSE

Quand sur Bavard , par bois ou sur montagne,

A giboyer vous prenez vos ébats,

Dieux des forêts d'abord sont en campagne,

Et vont en troupe admirer vos appas.

Amis Sylvains , ne vous y fiez pas;

Car ses regards font souvent pires niches

Que feu ni fer; et cœurs , en tel pourchas,

Risquent du moins autant que cerfs et biches.

POUR LA MÊME

étant a la représentation de l'opéra d'alcide1.

Non , ce n'est point la robe de Aessus

Qui consuma l'amoureux fils d'Alcmène :

Ce fut le feu de cent baisers reçus ,

Qui dans son sang coulait déveine en veine.

Il en mourut; et la nature humaine

En fit un dieu que l'on chante aujourd'hui.

Que de mortels , si vous vouliez , Climène ,

Mériteraient d'être dieux comme lui!

SUR LA MÊME

qui s'occupait a filer.

Ce ne sont plus les trois Sœurs de la Fable Qui, de nos jours, font tourner le fuseau : Une déesse, aux mortels plus affable, Leur a ravi le fatal écheveau.

Mais notre sort n'en sera pas plus beau D'être filé par ses mains fortunées :

L'Amour , hélas ! armé de leur ciseau , Mieux qu'Atropos tranchera nos années.

1 Opéra de Campistron, musique de Marais et de Louis Lulli , troisième tils de Jean-Baptiste ; représenté a Paris le 3 février 1693 , et repris ensuite sous le Utre de lu Mort d' .41ride.

ÉP1GRAMMES, LIVRE I

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