‹ uvres complètes de Boileau DespréauxChapitre 64 sur 672 · XXVII · texte numérisé non relu

XXVII

PARAPHRASE DU PS W Ml. CWVIII.

Les funestes complots des âmes forcenées Qui pensaient triompher de mes jeunes années

r la grammaire voulait : Fom nous en acquérez. Mi •> 1 On dii liii'ii abattu d'un covp ; mais je oe pense pas qu'on

puisse dirr abattu d'une, vu brin . >I i n

Nous avons « I < ■ j . i remarqué que Malherbe affectionnait

singulièrement fatal, et le prenait ordinairement en bonne

part

l J'ai appris de M. île Racao . l'ami particulier > i le disciple favori de Malherbe, que < ■< - vers avaient été faits au nom du mi Louis Mil . a l'occasion de la première guerre des princes , . ii 161 i Mis

Les princes mécontents de la régence étaient Henri il.

ŒUVRES DE MALHERBE

Ont d'un commun assaut mon repos offensé. Leur rage a mis au jour ce qu'elle avait de pire :

Certes, je le puis dire; Mais je puis dire aussi qu'ils n'ont rien avancé.

J'étais dans leurs filets , c'était fait de ma vie ; Leur funeste rigueur, qui l'avait poursuivie, Méprisait le conseil de revenir à soi ; Et le coutre aiguisé s'imprime sur la terre

Moins avant que leur guerre N'espérait imprimer ses outrages sur moi.

Dieu, qui de ceux qu'il aime est la garde éternelle, Me témoignant contre eux sa bonté paternelle, A selon mes souhaits terminé mes douleurs. Il a rompu leur piège ; et, de quelque artifice

Qu'ait usé leur malice , Ses mains, qui peuvent tout, m'ontdégagédesleurs.

La gloire des méchants est pareille à cette herbe Qui , sans porter jamais ni javelle ni gerbe ', Croît sur le toit pourri d'une vieille maison. On la voit sèche et morte aussitôt qu'elle est née ;

Et vivre une journée Est réputé pour elle une longue saison.

Bien est-il malaisé que l'injuste licence 2 Qu'ils prennent chaque jour d'affliger l'innocence En quelqu'un de leurs voeux ne puisse prospérer : Mais tout incontinent leur bonheur se retire,

Et leur honte fait rire Ceux que leur insolence avait fait soupirer.

prince de Condé; César, duc de Vendôme; et Alexandre, grand prieur de France, tous deux enfants naturels de Henri IV. Ils s'éloignèrent de lacouravec Henri, duc de Mayenne, fils du chef de la Ligue ; les ducs de Longueville , de Guise , de Nevers, de Rohan, de Luxembourg, de la Trimouille, etc. Cette cabale qui avait pour chef le duc de Bouillon , fut dissipée par le traité conclu à Sainte-Menehould, le 15 mai de la même année; et le roi, àgéde treizeans , fut reconnu majeur ; le2 octobre suivant.

1 Cette façon de parler est hardie, mais elle n'est pas sans exemple. Une javelle est une poignée d'épis; une gerbe, ce sont plusieurs javelles liées ensemble. Ainsi une herbe qui ne porte jamais ni gerbe, ni javelle, est une herbe dont on ne fait jamais ni de gerbes ni de javelles ; et pour user des paroles de David, de quo non împlevit manum suam qui rnetit, et sinum suum qui manipulos coltir/it. (MËN.)

2 Bien, au commencement de la période, a aussi bonne grâce en vers qu'il l'a mauvaise en prose, pourvu qu'il soit placé avec goût, comme M. de Malherbe, et cet excellent ouvrier, avait accoutumé de le faire. (Vaugelas.)

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