DES CHOSES QUI SE RÉPÈTENT SOUVENT A L'OFFICE
Du Gloria Patri, et des autres . glorifications.
L'Eglise finit toutes ses hymnes par une semblable glorification; et ce qui fait qu'elle la répéte si souvent, c’est pour commencer dans son office ce qui se fera éternellement dans le ciel, qui est de glorifier le Père, le Fils, et le Saint- Esprit.
De l'Amen.
Amen, qu'on ajoute aprés la glorification et à la fin de beaucoup d'autres priéres, est un mot hébreu qui signifie : // est Ainsi, ou ainsi soit-il ; et c’est un consentement à ce qui vient d'étre dit, et un désir pour en obtenir l'accomplissement.
Du Kyrie, eleison.
L'Eglise dit aussi souvent ces mots grecs. Les paroles grecques et hébraiques qu'on entrelace de temps en temps dans le service, signifient l'universalité de l'Eglise, qui parle en toutes les langues et, autant qu'il est en elle, conserve la communion avec tous les peuples du monde.
Du Domine, exaudi orationem, etc.
Ce cri signifie ici un ardent désir :et un grand sentiment intérieur de son besoin et de sa misére.
Du Deus, in adjutorium meum, etc.
On commence par là toutes les Heures de l'office, pour montrer le
(209 grand besoin qu'ón a du secours de Dieu en toutes choses, et particuliérement pour le bien prier.
De l'A/leluia.
On entend aussi souvent retentir ce eri de réjouissance : Alleluia, c'est-à-dire « Louez Dieu. »
On le supprime dans le temps destiné à la pénitence, et on le répéte plus souvent depuis Páques jusqu'à la Trinité, ce qu'on appelle le temps pascal, qui est un temps consacré à la joie à cause de la résurrection de Notre- Seigneur.
Toutes les fois donc qu'on entend ce eri de joie, on doit élever son cœur à Dieu avec un épanchement d'allégresse spirituelle, et se réjouir de sa gloire et de sa grandeur.
Dans le temps de pénitence, au lieu d'AZ/eluia, YEglise chante :
Laus tibi Domine, Rex œlernæ glorie : « Louange soit à vous, Seigneur, Roi d'éternelle gloire. »
Du Deo gratias.
On finit chaque Heure et chaque Lecon, avec beaucoup d'autres prières, en disant : Deo gratias, «Rendons graces à Dieu; » et il n’y a rien qui convienne mieux à un chrétien qui a recu tant de bienfaits de la main de Dieu.
Du Benedicamus Domino.
On ne sauroit trop bénir Dieu, ni trop lui vendre graces; et cette manière si courte de le faire, devroit
être familière à tous les chrétiens à chaque rencontre : c’est aussi pour les y accoutumer que l'Eglise la répète si souvent.
Du Dominus vobiscum.
C'est la mutuelle salutation du prêtre au peuple, et du peuple au prétre, en signe de communion et de paix, où l'on se souhaite les uns aux autres le plus grand de tous les biens, qui est d'avoir Dieu avec soi.
Cette mutuelle salutation se fait ordinairement devant que le prétre dise l'Oremus, c'est-à-dire la prière qu'on nomme Collecte, dont il sera parlé ci-aprés en expliquant la sainte messe. Il faut alors, devant lOremus, unir son esprit et son intention avec le prétre, et demander à Dieu ce que chacun croit lui étre le plus nécessaire.
De l'óremus.
Le mot Oremus veut dire :
« Prions; » et l'Eglise le répéte souvent, afin de réveiller de temps en temps notre attention, pour faire une priére agréable à Dieu.
Du per Dominum nostrum Jesum Christum , etc.
Toutes les fois qu'on entend ces paroles, il faut songer que les priéres que nous faisons, ne sont exaucées qu'au nom de Jésus-Christ, par lequel seul nous avons accés auprés du Pére éternel, étant par nous-mémes des pécheurs indignes
PRIÈRES ECCLÉSIASTIQUES
d'en approcher, et ne pouvant le faire que par Jésus-Christ, le Juste qui a lavé et expié nos péchés par son sang.
On met aussi dans cette priére l'unité parfaite, l'éternité, le régne et la vie du Pére, du Fils, et du Saint-Esprit, pour marquer davantage la dignité de Jésus Christ, et combien il est capable de nous obtenir toutes les graces : et on répond : Amen, pour témoigner son consentement à la priére du prétre.