DE QUELQUES HÉRÉSIES
Nestorius, patriarche de Constantinople, divisoit la personne de Jésus-Christ , et nioit que Dieu et l'homme fussent en lui une seule et méme personne, ce qui l'obligeoit à nier que la sainte Vierge füt mère de Dieu. Il est condamné dans le concile d'Epheése, troisième général ou œcuménique.
Eutychés, abbé de Constantinople, confondoit les deux natures de Jésus-Christ, et disoit qu'il ne s'étoit fait qu'une seule et méme nature de sa nature divine et de l'humaine: lui et Dioscore, patriarche d'Alexandrie, qui le soutenoit, furent condamnés au concile de Chalcédoine, quatrième général.
Aérius, prêtre arien, rejetoit l'épiscopat, la prière pour les morts, et les jeünes réglés, et quelques autres observances de l'Eglise, et il ajoutoit ces erreurs à l'arianisme.
Pélage et les pélagiens nioient le péché originel et ne reconnoissoient pas la nécessité de la grace intérieure. Les demi-pélagiens, sans auteur certain, confessoient le péché originel, et ne niolent pas la nécessité de la grace pour accomplir l’œuvre de notre salut; mais ils disoient qu'elle se donnoit selon les mérites précédens , et que l'homme commencoit son salut de lui-même, sansla grace. Les pélagiens et demi-pélagiens sont condamnés par divers conciles particuliers, tenus à Milévi, à Carthage, à Orange, etc., approuvés par les papes saint Innocent, saint Zozime, saint Célestin et saint Léon.
Vigilance, réfuté par saint Jérôme, rejetoit l’invocation des Saints et le culte de leurs reliques. Son hérésie s'est dissipée d'elle-méme,
Les iconoclastes ou briseurs d'images ótoient aux images de Jésus-Christ, de sa Sainte Mére et des Saints, le culte relatif, et les brisoient, selon leur nom. [ls furent condamnés au concile de Nicée IT, septième général.
Bérenger nioit la présence réelle et la transsubstantiation. Il est condamné par divers conciles, et par les papes Nicolas Il et Grégoire VII.
Les albigeois renouveloient les erreurs des manichéens, et les vaudois celles de Vigilance et d'Aérius, que les albigeois suivoient aussi. Tous nioient la primauté de l'Eglise romaine, qu'ils te-