CHAPITRE XIX
6. Et j'entendis un bruit comme d'une grande troupe , comme le bruit de grandes eaux, et comme de grands coups de tonnerre, qui disoient : Alleluia, parce que le Seigneur notre Dieu, le Tout- Puissant régne.
1. Réjouissons-nous, soyons dans la joie, et donnons-lui gloire, parce que les noces de l'Agneau sont venues, et que son épouse S'y est préparée.
8. Et il lui a été donné de se vétir d'un fin lin net et blanc (a) s. et ce fin lin est la justice des Saints.
9. L'ange me dit alors: Ecrivez: Heureux ceux qui ont été. appelés au souper des noces de l'Agneau! Et il ajouta : Ces paroles de Dieu sont véritables.
10. Aussitôt je me jetai à ses pieds pour l'adorer; mais il me dit : Gardez-vous bien de le faire : je suis serviteur comme vous et comme vos frères, qui ont rendu témoignage à Jésus : adorez Dieu, car l'esprit de prophétie est le témoignage de Jésus.
11. Je vis alors le ciel ouvert, et il parut un cheval blanc : celui qui étoit dessus s'appeloit le Fidèle et le Véritable, qui juge et qui combat justement.
19. Ses yeux étoient comme une flamme de feu : il avoit plusieurs diadémes sur sa tête, et un nom écrit que nul ne connoit que lui.
43. Il étoit vêtu d'une robe teinte de sang , et il s'appelle le. Verbe de Dieu.
14. Les'armées qui sont dans le ciel le suivoient sur des chevaux blancs, vétues d'un lin blanc et pur.
15. Et il sort de sa bouche une épée à deux tranchans pour en, frapper les nations; caril les gouvernera avec un sceptre de fer : et c'est lui qui foule la cuve du vin de la fureur et de la colère de Dieu tout-puissant.
16. Et il porte (b) écrit sur son vêtement et sur sa cuisse : Le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs.
17. Et je vis un ange debout dans le soleil, qui cria à haute voix, en disant à tous les oiseaux qui voloient par le milieu de l'air : Venez , et assemblez-vous au grand souper de Dieu,
(a) Grec : Net et éclatant, — (5) Ce nom écrit.
18. Pour manger la chair des rois, la chair des officiers de guerre , la chair des forts , la chair des chevaux et des cavaliers, la chair de tous les hommes libres et esclaves, petits et grands.
19. Etje vis la béte et les rois de la terre, et leurs armées assemblées pour faire la guerre à celui qui étoit monté sur le cheval et à son armée.
20. Mais la bête fut prise, et avec elle le faux prophète qui avoit fait les prodiges en sa présence, par lesquels il avoit séduit ceux qui avoient reçu le caractère de la bête et qui avoient adoré son image : et les deux furent jetés vifs dans l'étang brülant de feu et soufre.
21. Les autres furent tués par l’épée qui sortoit de la bouche de celui qui étoit monté sur le cheval; et tous les oiseaux se soülerent de leurs chairs.
Les jugemens de Dieu connus aux Saints ; l'adoration refusée par l'ange.
4. Aprés cela jentendis... Les Saints invités à louer Dieu, xvur, 20, le font ici avec un grand éclat; et saint Jean selon sa coutume , après les spectacles les plus affreux, en représente de plus doux.
7. Réjouissons-nous!... les noces de l'Agneau sont venues. A l’occasion de la ruine de l'idolàtrie et de la gloire de l'Eglise, il parle de la gloire éternelle, et ensuite dans le verset 17 du jugement et du supplice éternel.
10. Je me jetai à ses pieds. Ou il prit cet ange pour Jésus- Christ méme, et il lui voulut rendre un honneur divin ; ou bien sil lui voulut rendre un honneur convenable à la nature angélique, et tel que les Saints de l'Ancien Testament le rendoient aux anges qui leur apparoissoient, l'ange refuse de le recevoir d'un apôtre. Aussi saint Jean crut si peu avoir manqué, qu'après l'avertissement de l'ange, il lui rend encore le méme honneur, que l'ange refuse de nouveau, xxi, 8, pour égaler le ministère apostolique et prophétique à l'état angélique, Greg., hom. vri, in Evang. (Edit. Benedict., lib. I àn Evang., hom. vu, n. 2, tom. I, p. 1462 et seq.)