‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 577 sur 588 · EXPLICATION DU CHAPITRE XXII ET DERNIER · texte numérisé non relu

EXPLICATION DU CHAPITRE XXII ET DERNIER

1. Il me montra un fleuve d'eau vive. Le grec ajoute, pur. C'est la félicité éternelle, figurée par les eaux du temple d'Ezéchiel, xLvir, 1. Et le Saint-Esprit continue à nous faire voir qu'il n'y a point d'autre accomplissement de ce temple du prophète, que celui qui nous est ici montré par saint Jean.

2. Sur les deux rivages du fleuve, l'arbre de vie... Imité d'Ezéchiel, xnvir, 12. L'arbre de vie nous fait voir que l'immortalité nous sera rendue, comme ci-dessus, 11, 7. Pour guérir les nations ; cette parole et celle du verset 24, sup., xx1: Les nations marcheront à sa lumière, semblent marquer l'Eglise présente ; mais c'est que c'est la méme. Les remédes dont se sert l'Eglise qui est sur la terre, viennent d'en haut, et toute la gloire que les gentils convertis y apportent est transportée dans le ciel. Voyez xxr, 2.

5. Ni de la lumière du soleil. Isaïe avoit dit, rx, 20 : « Ton soleil ne se couchera pas, et ta lune ne sera pas diminuée. » Ici Dieu est lui-méme le soleil; et il n'y a point de lune, plus rien qui diminue, plus de changement : c'est pourquoi la femme, qui signifie l'Eglise, avoit la lune sous ses pieds, sup., xir, 1.

Page 1