DE LA FOUINE
tache blanche au-dessus des yeux, qui s’étend sur tout le front, enveloppe les oreilles, et forme le long du cou une bande blanche et étroite qui se perd au delà du cou vers les épaules. Les oreilles sont tout à fait semblables à celles de nos fouines j le dessus de la tète paraît gris et mêlé de poils blancs; le cou est brun, mêlé de gris cendré, et le corps est couvert de poils mêlés comme celui du lapin que l’on appelle riche, c’est-à-dire de poil blanc et de poil noirâtre. Ces poils sont gris et cendrés à leur origine, ensuite bruns, noirs et blancs à leur extrémité. Le dessous de la mâchoire est d’un noir brun qui s’étend sous le cou et diminue de couleur sous le ventre, où il est d’un brun clair ou châtain. Les jambes et les pieds sont couverts d’un poil luisant d’un noir roussâtre, et les doigts des pieds ressemblent peut-être plus à ceux des écureuils et des rats qu’à ceux de la fouine. Le plus grand ongle des pieds de devant a quatre lignes de long, et le plus grand ongle des pieds de derrière n’en a que deux; la queue est beaucoup plus fournie de poil à sa naissance qu’à son extrémité; ce poil est châtain ou brun clair mêlé de poils blancs.
Un autre animal de Cayenne*, qui a rapport avec le précédent, est celui dont nous donnons ici la figure. Il a été dessiné vivant à la foire Saint-Germain en 1768 ; il avait quinze pouces de longueur du bout du nez à l’origine de la queue, laquelle était longue de huit pouces, plus large et plus fournie de poils à sa naissance qu’à son extrémité. Cet animal était bas de jambes comme nos fouines ou nos martres. La forme de la tête est fort approchante de celle de la fouine, à l’exception des oreilles qui ne sont pas semblables. Le corps est couvert d’un poil laineux; il y a cinq doigts à chaque pied, armés de petits ongles comme ceux de nos fouines.