IV
ADDITIONS
seule et même espèce. Le loup du Mexique , ou plutôt de la Nouvelle- Espagne, où ou le trouve bien plus communément qu’au Mexique, a cinq doigts aux pieds de devant, quatre à ceux de derrière, les oreilles longues et droites, et les yeux étincelants comme nos loups; mais il a la tête uu peu plus grosse, le cou plus épais et la queue moins velue : au-dessus de la gueule il a quelques piquants aussi gros, mais moins raides que ceux du hérisson; sur uu fond de poil gris sou corps est marqué dé quelques taches jaunes; la tête, de la même couleur que le corps, est traversée de raies brunes, et le front est taché de fauve; les oreilles sont grises comme la tête et le corps ; il y a une longue tache fauve sur le cou, une seconde tache semblable sur la poitrine et une troisième sur le ventre; les flancs sont marqués de bandes transversales depuis le dos jusqu’au ventre; la queue est grise et marquée d’une tache fauve dans son milieu ; les jambes sont rayées de haut eu bas de gris et de bruu“. Ce loup est, comme l’on voit, le plus beau des loups, et sa fourrure doit être recherchée par la variété des couleurs^; mais, au reste, rien n’indique qu’il soit d’une espèce différente des nôtres, qui varient du gris au blanc, du blanc au noir et au mêlé, sans pour cela changer d’espèce ; et l’on voit, par le témoignage de Fernandès, que ces loups de la Nouvelle-Espagne, dont nous venons de donner la description, d’après Recchi et Fabri, varient comme le loup d’Europe, puisque dans ce pays même ils ne sont pas tous marqués comme nous le venons de dire, et qu’il s’en trouve qui sont de couleur uniforme et même de tout blancs®.