‹ Œuvres complètes de Buffon avec la nomenclature Linnéenne et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 281 sur 392 · Voyez la note précédente · texte numérisé non relu

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** Voyez la nomenclature de la page 402 du IIP volume.

ADDITIONS

a été donnée par M. Sonnerai, correspondant du Cabinet du Roi, ranimai y est représenté debout; l’autre m’a été envoyée d’Angleterre par M, Pennant, l’animal y est représenté couché sur le ventre; cette dernière esquisse, envoyée par M. Pennant, était surmontée de l’inscription suivante : Un babiroussa de Me de Banda, dessiné d’après nature; sa couleur est noirâtre ; il croît en grandeur comme le plus grand cochon, et sa chair est très-bonne à manger. Notre dessinateur, ayant combiné ces esquisses, en a fait un dessin d’après lequel on a gravé la planche xii *, qui ne peut pas être exacte, mais qui du moins donne une idée assez juste de la forme du corps et de la tête de cet animal.

DU PÉCARI ou TAJACU.*

M. de la Borde dit, dans ses observations, qu’il y a deux espèces de pécaris à Cayenne bien distinctes, et qui ne se mêlent ni ne s’accouplent ensemble. La plus grosse espèce, dit-il , a le poil de la mâchoire blanc et des deux côtés de la mâchoire il y a une tache ronde de poils blancs de la grandeur d’un petit écu ; le reste du corps est noir; l’animal pèse environ cent livres. La plus petite espèce a le poil roux, et ne pèse ordinairement que soixante livres.

C’est la grande espèce dont nous avons donné la description, tome III ; et à l’égard de la petite espèce, nous ne croyons pas que cette différence dans la couleur du poil et la grandeur du corps, dont parle M. de la Borde, puisse être autre chose qu’une variété produite par l'âge ou par quelque autre circonstance accidentelle.

M. de la Borde dit néanmoins que ceux de la plus grande espèce ne courent pas, comme ceux de la petite, après les chiens et les hommes; il ajoute que les deux espèces habitent les grands bois, qu’ils vont par troupes de deux ou trois cents. Dans le temps des pluies ils habitent les montagnes, et lorsque le temps des pluies est passé, on les trouve constamment dans les endroits bas et marécageux. Ils se nourrissent de fruits, de graines, de racines, et fouillent aussi les endroits boueux pour en tirer des vers et des insectes. On les chasse sans chiens et en les suivant à la piste. On peut les tirer aisément et en tuer plusieurs, car ces animaux, au lieu de fuir, se rassemblent et donnent quelquefois le temps de recharger et de tirer plu-

1. Voyez cette planche xii dans le t. III des Suppléments de l’édition in-4» de l’Imprimerie royale.

Voyez la nomenclature de la page 108 du III« volume.

2. 11 s’agit ici du p<tcari à lèvres blanches, c’est-à-dire du tajassou {dicotyles labiatus). — L’autre pécari est le pécari à collier (dicotyles torquatus). — Voyez la note 2 de la page 108 du III* volume.

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